Manifestation nationale: le point sur les perturbations en fin de journée

Les syndicats ont rebattu le pavé ce mardi afin de protester contre la réforme des pensions. En front commun, CSC, FGTB et CGSLB ont manifesté un peu partout dans le pays. Les réseaux de la Stib et TEC sont fortement pertubés.
  • Le point sur les perturbations en fin de journée

    • Du côté de la SNCB, il n'y a aucune perturbation. Tous les trains roulent normalement.
    • Du côté de la Stib, la situation reste stable. Seuls le métro 1, les trams 3,4,7,8,9,51,82 et 92 et les bus 20,21,29,34,71,78,87 et 95 roulent.
  • Le regard de Vadot sur la manifestation

    ©Vadot

  • "C'est intenable de travailler jusqu'à 67 ans. Tous les métiers sont pénibles à cet âge!"

    Les syndicats crient tout le mal qu'ils pensent de la réforme des pensions portée par le gouvernement Michel. "On se croirait au XIXe siècle: c'est marche ou crève!", a lancé la secrétaire générale de la FGTB Bruxelles aux quelques milliers de manifestants réunis au Mont-des-Arts pour le départ du cortège. 

    Parmi les principaux griefs des syndicats figure le report des crédits-temps à l'âge de 60 ans au lieu de 55 ans précédemment. Une mesure "profondément misogyne" dénonce Mme Ceulemans, qui estime que les femmes seront plus durement frappées par cette mesure. Le recul des régimes de chômage avec complément d'entreprise (RCC) à 62 ans avec 41 ans de carrière est également dans la ligne de mire des organisations de défense des travailleurs.

    Pour Philippe Vansnick de la CSC Bruxelles, d'autres solutions sont possibles, à condition d'opérer les choix politiques conséquents. "Le gouvernement veut investir 15 milliards d'euros dans de nouveaux avions de chasse, mais rien pour les pensions!", a-t-il dénoncé.

    Le front commun propose ainsi un plan 55-60-65: possibilité de crédits-temps à 55 ans, de RCC à 60 ans et pension légale à 65 ans maximum. "C'est tout simplement intenable de travailler jusqu'à 67 ans. Tous les métiers sont pénibles à cet âge!", a déclaré Philippe Vandenabeele, secrétaire régional de la CGSLB, appelant à des pensions "justes, respectueuses, solidaires et équitables".

    Pour conclure son discours, M. Vansnick a appelé les manifestants à soutenir "les idées et les partis qui poussent la solidarité et les alternatives" le 14 octobre prochain dans l'isoloir. Une tonalité très politique épousée par Mme Ceulemans également, qui a fustigé "les attaques du gouvernement MR/N-VA contre les services publics". 

    ©Photo News

  • Des milliers de manifestants dans les rues du pays

    • 4.000 manifestants défilent dans les rues de la capitale, selon la zone de police Bruxelles-Ixelles. Les syndicats estiment, eux, le nombre de participants à 10.000.
    • Ils sont aussi environ 4.000 selon les syndicats, à s'être réunis à Gand.
    • A Louvain, ce sont environ 500 militants des trois grands syndicats qui ont mènent une action. 
    • A Namur, plus de 3.000 syndicalistes se sont réunis.
    • A Liège, ils seraient 7.000 manifestants selon les syndicats.
    • Ils sont 4.000 à Hasselt.
  • La manifestation a démarré à Bruxelles

    La zone de police Bruxelles-Ixelles a fermé certains axes de la capitale, la manifestation a débuté vers 11h00 au Mont des Arts. Suivez la situation sur les routes de la capitale en direct sur le compte Twitter de la zone de police. 

    ©BELGA

  • Des centaines de manifestants au domicile de la ministre de l'Energie à Tournai

    Quelque 200 militants de la FGTB Wallonie Picarde se sont rendus tôt au matin au domicile de Marie-Christine Marghem (MR), ministre fédérale de l'Energie, à Tournai.

    Ils ont remis à la ministre une lettre ouverte dans laquelle le syndicat socialiste exprime le ras-le-bol des travailleurs et des allocataires sociaux face à la politique du gouvernement fédéral.

     "Il s'agit de militants de la FGTB de la région de Tournai mais aussi de représentants des centrales professionnelles. Deux cars, venant de Mouscron, sont également arrivés sur place. Lundi soir, nous avons prévenu la ministre Marghem de notre action et elle a promis de nous recevoir. La police a également pris des dispositions", expliquait Gaëtan Vanneste, secrétaire régional de la FGTB pour la Wallonie picarde, juste avant le début de l'action.

    Marghem a reçu les militants pendant une demi-heure devant l'entrée de son habitation. "Elle a pu entendre les témoignages vivants de quelques travailleurs qui ont évoqué diverses problématiques selon leur profession. On a notamment évoqué les pensions et la pénibilité de certains métiers. La ministre s'est dit étonnée d'apprendre des choses dont elle n'était pas au courant. Elle a promis de se renseigner", explique Gaëtan Vanneste.

  • FEB: "Le jeune d'aujourd'hui n'a rien à gagner à manifester"

    Selon un sondage mené par la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), deux tiers des moins de 34 ans reconnaissent la nécessité d'allonger les carrières

    "L'enjeu de la manifestation, ce n'est pas la pension des jeunes, mais celle de la génération qui s'apprête à quitter le marché du travail. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont rien à y gagner", déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

    "Vivre plus longtemps, étudier plus longtemps et vouloir augmenter les pensions est seulement envisageable en rallongeant les carrières."
    Pieter Timmermans
    administrateur délégué de la FEB.

    Cette enquête, menée auprès de 1.000 travailleurs et 462 employeurs, indique que 81% des employeurs estiment qu'il est nécessaire de travailler plus longtemps en raison du vieillissement de la population et des coûts supplémentaires que cela entraîne pour la sécurité sociale.

    De leur côté, les travailleurs sont plus divisés, avec 54% en faveur d'un tel projet. Deux tiers des jeunes (- de 34 ans) sont en faveur de l'allongement de la carrière

    ©Laurie Dieffembacq

  • Le point à 9h00

    Du côté de la Stib à Bruxelles, la situation reste stable, une seule ligne de métro est exploitée pour le moment: 

    En Wallonie, le réseau TEC est toujours fortement perturbé: 

    • 66% des lignes sont impactées en Brabant wallon
    • A Charleroi, 15% de services ont assurés depuis le dépôt de Jumet, 1% depuis celui de Genson, 12% pour Anderlues, 17% à Nalinnes. Du côté des métros, les lignes 1 et 2 sont assurées à 13%, la 3 à 10% et la 4 à 14%
    • Dans le Hainaut: 34% des services sont assurés à Mons, 19% dans le Borinage, 12% dans le Centre et 77% dans le Hainaut occidental
    • Liège-Verviers: le dépôt de Seraing est à l'arrêt complet. 5% des services sont assurés dans le dépôt du Condroz, 30% pour Eupen et les Fagnes, 27% pour la région de Hesbaye. A Lège et en agglomération 15% seulement de bus sont assurés, contre 67% à Verviers et régions suburbaines
    • 79% des bus circulent en province de Luxembourg
    • 47% de bus circulent en province de Namur

    Du côté de la SNCB, la gare Delta, qui était fermée, a rouvert. 

  • Trafic dense sur les routes belges

    La patience est de mise sur nos routes ce mardi: 322 kilomètres de files parcourent le pays vers 8h30, selon Touring Mobilis. Rejoindre la capitale est compliqué: 

    • 24 minutes de perdues entre Anvers et Bruxelles (E19)
    • Charleroi-Bruxelles: 60 minutes supplémentaires à votre trajet 
    • Depuis Liège, il faut 40 minutes de plus pour rejoindre la capitale
    • Namur-Bruxelles: 53 minutes de perdues 
  • Liège fortement impactée

    L'impact de cette journée d'actions risque d'être plus fort à Liège que dans les autres villes. En effet, la FGTB Liège-Huy-Waremme a déclaré une grève de 24h. Certaines entreprises seront donc fermées dans cette région, ou fortement perturbées. 

    Au sein de la Cité ardente, un rassemblement aura lieu à 11h à l'Espace Tivoli, place du Marché. On y attend entre 5.000 et 6.000 manifestants. 

  • Combien de personnes dans les rues?

    45.000 à 90.000
    personnes
    Les syndicats espèrent mobiliser entre 45.000 et 90.000 personnes dans tous le pays.

  • Des manifs dans tous les coins

    Les syndicats ont donc opté pour des manifestations éclatées dans les différentes grandes villes du pays. 

    → À Bruxelles, un cortège partira à 10h du matin de la place de l’Albertine pour se terminer gare Centrale vers 13h.  Les syndicats prévoient aussi d’encercler par une chaîne humaine le parlement fédéral.

    → Les autres villes qui verront défiler des manifestants dans leurs rues sont NamurLiègeLa LouvièreAnversGandLouvain.

  • Pourquoi manifeste-t-on ce mardi?

    Inlassablement, les syndicats rebattent le pavé pour protester contre le gros chantier social pas encore abouti. Faute d’arriver à faire changer les lignes, le front commun CSC-FGTB-CGSLB espère au moins l’empêcher d’aboutir avant la fin de la législature. Les négociations se poursuivent sur le projet visant à prendre en compte la pénibilité dans le calcul de la pension.

    Deux réunions sont encore prévues au sein du Conseil national du travail pour déterminer quelles sont les fonctions dites pénibles dans le secteur privé. Mais les positions sont tellement éloignées que l’espoir de voir se débloquer le projet s’éloigne de jour en jour. "Si au moins le ministre Bacquelaine (MR) acceptait le principe de la compensation financière pour les métiers pénibles, on pourrait discuter d’une liste de fonctions", nous disait la FGTB il y a deux semaines. Là, tout ce qu’on promet aux gens, c’est de pouvoir partir plus tôt, mais avec leur pension rabotée, constatent les syndicats. "Les travailleurs qui exercent un métier lourd seront financièrement pénalisés, alors qu’ils devraient être valorisés."

    D’après les calculs syndicaux, la perte mensuelle est évaluée entre 56 et 353 euros. Et les critères pour bénéficier de la pénibilité sont stricts: seuls dix ans maximum de fonction pénible sont pris en compte (même si on a travaillé 30 ans dans la fonction), et uniquement si le travailleur exerce encore cette fonction, et chez le même employeur. 

    ©Photo News

  • Le point à 7h00

    SNCB

    Seule la gare de Delta est fermée. Aucun train ne s'y arrête.

    Stib

    Pour les transports bruxellois, c'est une autre histoire. Le mouvement est assez suivi par le personnel de la Stib. Pour l'instant, seule la ligne de métro 1 circule et est prolongée jusque Erasme. Les lignes de bus et de trams exploitées sont un peu plus nombreuses. La situation des perturbations sur le réseau est mise à jour en temps réel depuis 6h00 sur le site et sur les réseaux sociaux.
    La situation à 7h:


    TEC

    Là aussi, le réseau est fortement impacté:

    • 66% des lignes TEC Brabant wallon sont impactées.
    • Du côté de Charleroi15% des services sont assurés au dépôt de Jumet, 1% au dépôt de Genson, 12% à celui d'Anderlues et 17% au dépôt de Nalinnes. Concernant les métros, 13% des services des lignes 1 et 2 sont assurés, contre 10% pour la ligne 3 et 14% pour la ligne 4 
    • A Liège, seuls un quart des services sont assurés. Aucun bus n'est sorti des dépôts à Seraing et seulement 5% dans le Condroz. A Verviers et dans les régions suburbaines, 63% des bus circulent. A Eupen et dans les Fagnes, 30% des services sont assurés, ainsi que 19% en Hesbaye.
    • Dans le Hainaut, 34% des bus circulent à Mons, 19% dans le Borinage et 12% dans le Centre contre une majorité (77%) des bus en service dans le Hainaut occidental.
    • Dans le sud du pays, 85% des bus circuleront en province du Luxembourg, contre 47% à Namur. 
  • Bonjour!

    Bienvenue dans le live pour suivre en direct ce mardi les manifestations contre la réforme des pensions, ainsi que les perturbations dans les transports en commun et sur nos routes! 

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