Menace sur le traitement des déchets nucléaires

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Les bunkers de stockage des déchets nucléaires sont pleins. Si rien n’est fait rapidement, le traitement de ces déchets pourrait être mis à l’arrêt.

Les bunkers destinés au stockage des déchets légèrement radioactifs sont pleins. Si rien n’est fait rapidement, le traitement de ces déchets pourrait être mis à l’arrêt, prévient Belgoprocess – la société publique en charge du retraitement des déchets nucléaires en Belgique – dans son rapport annuel.

Le bunker de stockage à Dessel est pratiquement plein. Avec 50.000 fûts, il ne reste pas assez d’espace pour accueillir les déchets qui seront produits dans les années à venir. Pour faire face à ce problème, Belgoprocess a lancé la construction d’un bâtiment de stockage pour 5.000 fûts supplémentaires. Cette annexe doit servir de tampon dans l’attente d’une solution définitive.

Les fûts contiennent des déchets radioactifs qui resteront dangereux pendant 300 ans. Il s’agit de matériaux provenant des centrales nucléaires, comme des vêtements de protection contaminés, des outils et pièces détachées, mais aussi d’équipements de médecine nucléaire mis au rebut par les hôpitaux.

Ces déchets – qui pourraient remplir huit piscines olympiques – sont provisoirement entreposés dans des fûts à Dessel en attendant d’être définitivement stockés dans un bunker de surface. Cette installation devait normalement être prête en 2017, mais l’AFCN (l’Agence fédérale de contrôle nucléaire) ayant dû faire face à de nombreux écueils, le permis de bâtir n’a pas encore été délivré. Une nouvelle demande de permis a été introduite début 2019. Si tout se passe comme prévu, le bâtiment devrait être prêt d’ici 2024.

Dans l’intervalle, Belgoprocess devra faire face à un problème de capacité. "Pour certains types de déchets, nous avons atteint la limite, explique le porte-parole Bart Thieren. Nous devons stocker temporairement des déchets radioactifs pendant une période plus longue que prévu. Nous examinons avec les autorités de sécurité comment résoudre ce problème."

Belgoprocess investit 7 millions d’euros dans un bâtiment annexe d’une capacité de 5.000 fûts, qui devrait être prêt avant la fin de l’an prochain. D’ici là, il faudra trouver des solutions alternatives pour stocker ces déchets radioactifs. Une possibilité consiste à ajouter un niveau supplémentaire dans le bunker actuel, où les fûts sont déjà empilés sur six niveaux. Dans ce cas, il ne serait plus possible d’utiliser le pont roulant pour déplacer les fûts dans l’ensemble du bâtiment.

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