Nicolas Sarkozy renvoyé devant la justice dans l'affaire Bygmalion

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La Cour de cassation a rejeté le recours introduit par Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bygmalion qui concerne les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012. Rien ne s'oppose désormais à la tenue d'un procès.

C'était la dernière chance, pour l'ancien président français Nicolas Sarkozy, d'éviter un procès. Mais, la plus haute juridiction française a confirmé son renvoi devant les tribunaux pour "financement illégal de campagne électorale".

La justice reproche à Nicolas Sarkozy des dépenses démesurées lors de la campagne pour la présidentielle de 2012 qu'il avait perdue. Il est ainsi poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros, en dépit des alertes que les experts-comptables de sa campagne avaient émises en mars et avril 2012.

Le financement illégal de campagne électoral est passible d'un an de prison et de 3.750 euros d'amende.

D'autres affaires scrutées par la Justice

La Cour de cassation a rejeté l'ultime recours des avocats de Nicolas Sarkozy pour échapper à un procès. Cet arrêt, qui confirme une décision rendue par la Cour d'appel de Paris il y a un an, clôt une bataille de procédures déclenchée par la défense de Nicolas Sarkozy après la signature de l'ordonnance de renvoi, en février 2017. 

Reste maintenant à définir la date du procès devant le tribunal correctionnel. Treize autres protagonistes, dont des anciens cadres de l'UMP, seront également jugés dans cette affaire dite "Bygmalion". Pour rappel, au printemps 2014, un vaste système de fausses factures visant à maquiller l'emballement des dépenses des meetings du président Sarkozy avait été révélé. Le système était organisé par l'agence Bygmalion. 

Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis 2016, doit par ailleurs être jugé dans les prochains mois pour "corruption" et "trafic d'influence" d'un haut magistrat de la Cour de cassation, une affaire révélée par des écoutes téléphoniques sur un téléphone qu'il utilisait sous le pseudonyme de "Paul Bismuth".

 

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