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Nombre record d'investissements étrangers en 2017

Volvo à Gand continue d'attirer de nouveaux investissements. ©Photo News

La Belgique a vu le nombre d'investissements étrangers progresser de 7,5%, grâce surtout aux bonnes performances de la Flandre.

L'année 2017 s'est soldée par un nombre record d'investissements étrangers en Belgique. Notre pays a attiré 215 projets d'investissement, qui ont permis la création de 5.838 emplois nouveaux. C'est ce que montre le baromètre annuel de la société de consultance EY, s'appuyant sur des données récoltées par IBM.

Avec 215 projets d'investissements nouveaux, on enregistre une progression appréciable de 7,5% par rapport à 2016. Encore faut-il préciser que la progression moyenne en Europe a été de 10% (6.653 projets). Parmi les 215 projets, 124 sont de nouveaux projets tandis que 91 sont des projets d'extension des capacités existantes (comme Volvo à Gand par exemple).

Au niveau méthodologique, ne sont pris en compte que les projets ayant effectivement généré de l'emploi (donc pas les opérations de fusions et acquisitions) et ce à partir d'un seuil de 10 millions d'euros.

Au niveau méthodologique, ne sont pris en compte que les projets ayant effectivement généré de l'emploi (donc pas les opérations de fusions et acquisitions) et ce à partir d'un seuil de 10 millions d'euros. Les projets de valeur inférieure ne rentrent pas dans la statistique retenue par EY.

Précisons également que ne sont pris en compte que les investissements en provenance de l'extérieur de la Belgique, là où les agences régionales de promotion de l'investissement (Awex, FIT etc.) prennent en considération les investissements venant d'autres régions.

Avec ce résultat, la Belgique occupe la huitième place du classement européen en termes d'attractivité. Le classement est emmené par le Royaume-Uni devant l'Allemagne, la France et les Pays-Bas.

Sans surprise, ce sont les secteurs de la pharmacie, de la chimie et de la logistique qui progressent le mieux. Au point d'avoir rattrapé en haut du tableau le secteur du marketing et de la vente qui génère assez peu d'emplois directs comparé aux trois secteurs précités.

©MEDIAFIN

Locomotive flamande

La Flandre a attiré 134 nouveaux projets d'investissement contre 44 pour la Wallonie et 37 pour Bruxelles. Une enquête qualitative réalisée par EY auprès des investisseurs étrangers confirme que la Flandre est très appréciée pour son climat social stable, pour les aides publiques disponibles et pour le niveau de qualification de sa main d'oeuvre.

Par contre, les problèmes de mobilité contrarient les investisseurs, pas tant ceux qui ont le projet d'investir en Belgique mais ceux qui sont déjà installés chez nous. Le problème concerne davantage la Flandre et Bruxelles que la Wallonie. Celle-ci est par contre pointée du doigt pour le faible niveau de connaissance des langues.

Bruxelles ne parvient pas à convaincre les investisseurs. A peine 7% des investisseurs sondés jugent intéressant de s'y installer, ce qui place Bruxelles à l'avant-dernière place du classement des capitales européennes les plus attractives. Malgré la présence des institutions européennes, Bruxelles souffre de l'exiguïté de son territoire et de la congestion permanente de son réseau routier.

En haut du classement européen des capitales, on trouve Paris qui a su, d'après les consultants d'EY, tirer habilement profit du Brexit et des mesures de relance initiées par le gouvernement Macron.

Le Brexit n'aura pas l'impact positif initialement prévu en Belgique. L'an dernier, 58% des entreprises interrogées avaient déclaré que le Brexit pourrait contribuer à orienter davantage d'investissements étrangers vers la Belgique. Cet enthousiasme est aujourd'hui retombé à 41%.

Recommandations

A partir de ces constats, EY formule une série de conclusions et de recommandations. D'abord, avec l'abaissement de l'impôt des sociétés à 25% (au lieu de 34%) et avec les niches fiscales proposées aux activités de recherche et d'innovation, la Belgique est parvenue à se repositionner sur la carte. Même si les 25% ne seront totalement effectifs qu'en 2020, c'est un signal important.

Le défi de la mobilité doit être résolu sans délai: 43% des entreprises indiquent que les embouteillages et l'état de l'infrastructure routière influencent négativement leur décision d'investir.

Un bon point est par contre accordé au Pacte d'investissement du gouvernement.

Enfin, les pouvoirs publics devront s'atteler à réduire encore les charges sur le travail (autrement dit poursuivre le tax shift), améliorer l'enseignement des langues en Wallonie et poursuivre la baisse des charges administratives.

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