Pas d'examen "king size" pour les aspirants médecins

Un palais du Heysel rempli de candidats médecins, ce ne sera pas le cas en 2020. ©Photo News

Les examens d'entrée en médecine et dentisterie, prévus les 28 août et 12 septembre, se tiendront dans une quarantaine de salles.

Des milliers d'aspirants médecins réunis dans un palais de Brussels Expo, c'est une image qu'on ne verra pas cette année. Si les examens d'entrée en médecine et dentisterie sont maintenus, leurs modalités pratiques viennent d'être adaptées, a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR).

Les épreuves, organisées les 28 août et le 12 septembre, se tiendront finalement, toutes deux, de manière décentralisée. Rebond du Covid-19 oblige, réunir physiquement près de 4.000 étudiants, comme c'était prévu fin août, n'est plus envisageable.

4.000
Candidats
Environ 4.000 jeunes s'inscrivent chaque année à l'examen d'entrée aux études en médécine et dentisterie.

Casse-tête organisationnel

Pour respecter les nouvelles règles sanitaires, il faudra qu'il n'y ait jamais plus de 100 candidats et surveillants dans un même lieu. Autrement dit, ce ne sont pas moins d'une quarantaine de locaux qui seront nécessaires. Au vu des inscriptions déjà réceptionnées, rien n'indique en effet que l'affluence serait moindre cette année.

Un vrai casse-tête en perspective pour l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES), en charge de la coordination des épreuves. S'il est prévu de longue date que celle de septembre soit décentralisée, la décision qui vient de tomber pour celle du mois d'août ne laisse en effet que peu de temps pour tout organiser.

Concrètement, des salles et des auditoires devraient être mis à disposition dans les cinq facultés (UMons, UNamur, ULiège, UCLouvain et ULB), qui dispensent des formations en médecine. "Nous sommes en contact constant avec les universités. Il faudra toutefois encore un peu attendre pour disposer d'informations précises", explique-t-on du côté de l'ARES.

Avec les deuxièmes sessions, les établissements universitaires doivent notamment s'assurer du nombre de locaux dont ils peuvent disposer le 28 août. Pour bénéficier de suffisamment d'espaces, il n'est pas exclu que certains étudiants soient évalués dans des lieux moins habituels, comme des salles de sport.

Quoi qu'il en soit, les candidats recevront, une semaine avant l'épreuve, une convocation officielle mentionnant le lieu dans lequel celle-ci sera organisée. Les règles déjà en vigueur, dont le port du masque et le respect de la distanciation sociale, continueront évidemment de s'appliquer.

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1.044
Jeunes
En 2019, 1.044 jeunes ont réussi les examens d'entrée en médecine.

Si l'organisation est chamboulée, il n'en est pas de même pour le contenu de l'épreuve. Malgré la crise du coronavirus, les sujets d'évaluation n'ont pas été adaptés, au grand regret de la Fédération des étudiants francophones (FEF). L'an dernier, 1044 jeunes avaient été admis à la suite de ces examens.

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