Petit cadeau pour députés

©Vadot

Les coulisses de la rédaction

Une bouteille de champagne qui passe mal. Des députés européens ont reçu un petit colis de l’ambassade du Vietnam: une bouteille de champagne. Cette gentille attention à boire avec modération n’avait naturellement rien de désintéressé. Elle a été livrée lundi à des membres de la Commission du commerce international qui s’apprêtaient à voter, le lendemain, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la république socialiste. L’élue verte Ellie Chowns, choquée par une démarche "totalement déplacée" à ses yeux, a refusé l’offrande: "Je vais la leur renvoyer, et expliquer que la libération de prisonniers politiques aurait plus d’influence sur moi…", a-t-elle lancé sur le réseau Twitter.

Mais tous les élus n’ont pas eu l’honneur du champagne. "Bizarrement, pas de champagne pour ma part, c’est peine perdue!", glisse sa collègue belge Saskia Bricmont (Ecolo). Vous en reprendriez bien une petite goutte? Le vote en plénière est prévu le mois prochain.

Nouveaux et… ex-CEO

Il y avait du beau monde mardi soir lors du "New Year Event" organisé par L’Echo et De Tijd, pour venir écouter Anthony Gardner, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, parler des relations transatlantiques.

On a vu Guillaume Boutin, le nouveau CEO de Proximus, longtemps discourir avec Erik Van Den Eynden (ING). On a croisé Fabienne Bister aux côtés de Bernard Delvaux (Sonaca), expliquant avec de grands gestes comment elle restait au four et au moulin de sa moutarderie vendue. "Je suis comptable, secrétaire, consultante. C’est à peine si je ne bosse pas plus qu’avant. C’est cela se faire racheter par plus petit que soi", confiait-elle en souriant.

Même Philippe Masset (ex-CEO de Degroof Petercam) avait fait le déplacement… arborant encore sur sa veste le badge VIP au nom de la banque qu’il a pourtant quitté précipitamment il y a quelques mois. De quoi nous faire dire qu’il est temps de remettre à jour les données de notre propre liste d’invités, chez Mediafin.

Alexander De Croo sauve la Bourse!

Alexander De Croo ©Photo News

Vincent Van Dessel était certain que Sophie Wilmès serait présente. Et pourtant… Il l’affirmait encore jeudi midi avec certitude lors de la conférence de presse d’Euronext Bruxelles: oui, oui, on a échangé des mails avec ses équipes, la Première ministre sera bien présente à la grande conférence organisée le soir même conjointement avec Guberna, l’Institut des administrateurs. Et puis patatras. Quelques heures plus tard, coup de téléphone du cabinet de la Première. Sophie Wilmès ne pourra pas être présente, en raison d’un agenda trop chargé. Stupeur et tremblements à la Bourse.

C’était sans compter sur le chevalier blanc, Alexander De Croo, vice-Premier et ministre des Finances, tout juste rentré du Forum de Davos. Cela tombe bien, c’est généralement le ministre des Finances qui est l’invité de la Bourse de Bruxelles pour sa réception de Nouvel an. Mais cette année, on le croyait indisponible… précisément en raison de Davos.

Et donc Alexander De Croo est arrivé en sauveur jeudi soir. Sans doute encore sous le coup de l’émotion, le CEO d’Euronext Bruxelles l’a présenté comme étant… le Premier ministre, avant de se reprendre. "Je me trompe à chaque fois. Mais sans doute sera-t-il un jour Premier ministre", s’est justifié Vincent Van Dessel. Simplement, il faudrait d’abord former un gouvernement…

Règlement de comptes à l’UE

Charles Michel ©REUTERS

Une signature très (trop) discrète. Les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil, Charles Michel, ont signé vendredi l’accord sur le Brexit, à leur retour des commémorations de la Shoah en Israël. Un moment peu réjouissant pour les Européens. Pour une raison inconnue, aucun photographe de presse n’a été autorisé à immortaliser l’événement qui s’est déroulé à la sauvette dans un bureau discret du Conseil européen.

Il a fallu se contenter de quelques photos "maison", postées sur les comptes Twitter de Charles Michel et Ursula von der Leyen. Un règlement de comptes a suivi entre l’association de la presse internationale (API) et les institutions européennes. "Vous comprenez la différence entre une photo de propagande et celle d’un journaliste libre?", a lâché un journaliste italien, très agacé, lors du briefing quotidien du service de presse de la Commission européenne. "Je réfute le terme de propagande", a répliqué un porte-parole, vexé. La discussion s’est poursuivie jusque dans les coulisses du Berlaymont. Ambiance…

L’heure du pain a sonné

Nele Van Malderen ©Photo News

La page Dominique Leroy se tourne un peu plus du côté des deux tours… Elle avait été nommée conseillère stratégique auprès de la patronne de l’opérateur télécoms en février 2018. Une fonction qui n’existait pas au préalable, mais qui lui avait été attribuée pour bons et loyaux services, après notamment le rebranding de Belgacom en Proximus. Elle y avait porté l’idée de traduire la stratégie de l’entreprise à l’égard du monde extérieur.

Désormais, Nele Van Malderen ira mettre la main à la pâte du côté de La Lorraine. Elle y coiffe la casquette de directrice de la communication et de la durabilité – fonction pour laquelle elle répondra en direct au CEO, Guido Vanherpe. Et endosse au passage un siège au comité de direction. Où elle sera la première femme.

Mercato de janvier

Il n’y pas qu’en foot que le début de l’année est agité par les transferts. Chez les communicants, le mercato reste ouvert. L’Echo a aussi noté quelques mouvements marquants dans le landerneau médiatique. Ainsi Didier Hamann, ex-directeur du Soir et naguère manager de la compagnie de Franco Dragone a intégré début janvier l’UCL comme directeur des relations extérieures de l’université.

En début d’année également, le cabinet de conseiller en communication corporate Whyte, un des plus importants de la place, est parvenu à attirer deux gros poissons: Sandrine Vandendooren, ex-journaliste à La Libre Belgique et à Trends-Tendances avant de passer plus de six années comme dir’com dans la banque privée. D’abord chez Puilaetco Dewaay, ensuite chez Degroof Petercam. Chez Whyte, elle a été nommée "senior advisor". Tout comme Antoine de Borman, ex-directeur du Cepess, le centre d’études du cdH et président de citydev.brussels qui a lui aussi rejoint le cabinet Whyte.

Mais où sont les bulles wallonnes?

Pierre Rion ©Debby Termonia
Pierre Rion a encore frappé (ou tweeté). Et ce n’est pas faute d’avoir prévenu.  Les faits se déroulent au musée de La Boverie vendredi. À Liège donc.  Elio Di Rupo  et les membres de son gouvernement wallon ont invité les forces vives à la traditionnelle séance des vœux. Les discours sur l’avenir de la Wallonie sont suivis habituellement d’une réception. Cette fois-ci, dans les verres: du Cava ou du Minervois. La presse a pu les goûter la veille au soir et elle ne s’en est pas mal portée. Reste qu’en matière de circuit court ou de mise en avant des produits wallons, le gouvernement aurait peut-être été avisé de demander à son traiteur de servir du local avant d’inviter  Pierre Rion.  À la tête du Domaine de Melmont et président de l’Association des vignerons de Wallonie, l’homme d’affaires n’a pas manqué de dénoncer ce choix à travers un tweet. Pierre Rion n’en est pas à son coup d’essai. Il y a quelques années, l’homme d’affaires avait déjà égratigné un gouvernement pour pareille "maladresse".  Willy Borsus , alors ministre-président, avait ainsi rectifié le tir l’année suivante en proposant à ses invités des bulles wallonnes. Parions qu’Elio Di Rupo fera de même l’année prochaine. À moins qu’il ne décide de ne plus inviter Pierre Rion…

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