Pierre Gattaz, patron des patrons français

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Comme attendu, Pierre Gattaz a été élu mercredi président du Medef. Il a recueilli 95% des voix. Il demande une baisse des charges de 100 milliards d'euros sur cinq ans pour les entreprises.

Pierre Gattaz, 53 ans, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), a obtenu 476 voix contre 8 pour son unique adversaire Hervé Lambel 48 ans, dirigeant de HLDC, société spécialiste de la production cinématographique et de spectacles vivants, a précisé M. Drouin devant l'assemblée générale réunie à Paris.

Le nouveau patron des patrons a immédiatement rendu hommage à Mme Parisot et parlé d'"années magnifiques" au sujet de son mandat.

Après une bataille assez vive, l'élection de M. Gattaz était acquise. Ses principaux adversaires, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi, s'étaient ralliés à lui à la mi-juin.

Patron de Radiall, une entreprise de taille intermédiaire très exportatrice produisant des composants pour l'aéronautique, l'espace et l'électronique, M. Gattaz s'est présenté en candidat de "terrain".

Après avoir prôné au début de sa campagne un "Medef de combat", il a poli son discours en assurant être un "fervent partisan" du dialogue social.

Pierre Gattaz est le lointain successeur de son propre père, Yvon, qui présida le CNPF, ancêtre du Medef, de 1981 à 1986, également sous un gouvernement de gauche.

Il a reçu très tôt dans la course le soutien la puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie, noyau historique du patronat français. Mais Gattaz avait aussi rallié les deux premières fédérations de services, la banque et l’assurance, faisant rapidement de lui le grand favori.

A peine élu, Pierre Gattaz a demandé une économie de 100 milliards d'euros sur cinq ans pour les entreprises, en baisse des cotisations sociales et baisse des impôts.
Devant l'assemblée générale de la plus grande organisation patronale de France, il a appelé à "un transfert sur 5 ans de 50 milliards d'euros de cotisations sociales qui pèsent sur le travail vers des mécanismes de type TVA et CSG" et à "une baisse sur 5 ans aussi des prélèvements obligatoires de l'ordre de 50 milliards d'euros".

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