Coronavirus: Jan Jambon ferme la porte à un assouplissement

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Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet veut réunir à nouveau le Comité de concertation le 18 décembre pour réévaluer certaines mesures. Son homologue flamand, Jan Jambon, exclut tout assouplissement.

Le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), a exclu dimanche tout assouplissement des mesures prises pour contrer la pandémie de covid-19. Il s'oppose ainsi au souhait formulé par son homologue de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR), mais aussi par le député Patrick Prévot (PS), de réunir à nouveau le Comité de concertation le 18 décembre afin de réévaluer certaines mesures en vigueur.

Pierre-Yves Jeholet vise en particulier celles concernant la bulle sociale durant les fêtes et la fermeture des salons de coiffure.

"Il ne s'agit pas de tout remettre sur la table mais bien d'aborder ces deux thématiques, car on entend aussi le désarroi des citoyens", a-t-il ajouté, justifiant la demande francophone par l'évolution de l'épidémie en Belgique, "qui continue d'être positive".

Sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche", le député socialiste Patrick Prévot a également réclamé une évaluation de la situation sanitaire lors du "Codeco" du 18 décembre. Si les chiffres le permettent, son parti n'exclut pas une réouverture pour certains métiers de contact. Il reste par contre très réservé sur un assouplissement des restrictions pour les fêtes.

""Je constate aujourd'hui que les chiffres ne descendent pas assez vite pour que l'on puisse envisager un assouplissement"."
Jan Jambon
Ministre-président flamand

"Je ne pense pas qu'il soit très sage de donner aux gens de faux espoirs en leur laissant croire qu'on pourrait le faire à Noël", a réagi le ministre-président flamand dans l'émission 'De Ochtend', sur Radio 1, la première chaîne radio de la VRT.

"Je constate aujourd'hui que les chiffres (de contamination) ne descendent pas suffisamment vite pour que l'on puisse envisager un assouplissement", a-t-il ajouté.

Pas de contacts sociaux

Publiées le 1er décembre au Moniteur belge, les dernières mesures édictées par le Comité de concertation - qui regroupe des représentants du pouvoir fédéral et des entités fédérée - sont en vigueur jusqu'au 15 janvier. Les autorités avaient alors décidé de ne pas assouplir les contacts sociaux pour les fêtes de fin d'année.

"Il ne s'agit pas de tout remettre sur la table mais bien d'aborder ces deux thématiques, car on entend aussi le désarroi des citoyens"
Pierre-Yves Jeholet (MR)
Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Chaque ménage est ainsi autorisé à accueillir chez lui ou dans un hébergement touristique maximum un même contact rapproché durable, les enfants de moins de 12 ans n'étant pas comptés. Une personne isolée peut, en plus de son contact rapproché, accueillir également une personne supplémentaire le 24 ou le 25 décembre. Pour ces deux soirs aussi, le fédéral donne en outre la permission de minuit.

"Fêter Noël en cercle restreint, je comprends que ce n'est pas ce que l'on veut. Mais personne ne veut non plus une troisième vague en janvier. Nous devrons fournir ensemble cet effort modeste mais embêtant", a souligné Jan Jambon.

Celui-ci garde néanmoins une porte entrouverte. "Cela peut évidemment évoluer dans les prochaines semaines, on ne sait jamais. Mais avec les chiffres que nous connaissons actuellement, la manière dont ils baissent, et si j'entends bien les virologues, il n'y a pas le moindre espace pour des assouplissements".

Selon le Pr Dirk Devroey, professeur de médecine à la VUB, le rythme actuel de baisse des contaminations ne devrait arriver que fin janvier à moins de 800 par jour. Maintenir ce seuil durant trois semaines est une condition à de nouveaux assouplissements.

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