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Pourquoi manifeste-t-on ce mardi?

©Belgaimage

Il y a les manifs de printemps, et les manifs d’automne. Mais le thème est toujours pareil: la réforme des pensions. Le projet pénibilité est dans la ligne de mire des syndicats

Inlassablement, les syndicats rebattent le pavé pour protester contre le gros chantier social pas encore abouti. C’est encore le cas ce mardi (lire aussi encadré). Faute d’arriver à faire changer les lignes, le front commun CSC-FGTB-CGSLB espère au moins l’empêcher d’aboutir avant la fin de la législature.

Les négociations se poursuivent sur le projet visant à prendre en compte la pénibilité dans le calcul de la pension.

"Les travailleurs avec un métier lourd seront financièrement pénalisés."

Deux réunions sont encore prévues au sein du Conseil national du travail pour déterminer quelles sont les fonctions dites pénibles dans le secteur privé. Mais les positions sont tellement éloignées que l’espoir de voir se débloquer le projet s’éloigne de jour en jour. "Si au moins le ministre Bacquelaine (MR) acceptait le principe de la compensation financière pour les métiers pénibles, on pourrait discuter d’une liste de fonctions", nous disait la FGTB il y a deux semaines. Là, tout ce qu’on promet aux gens, c’est de pouvoir partir plus tôt, mais avec leur pension rabotée, constatent les syndicats. "Les travailleurs qui exercent un métier lourd seront financièrement pénalisés, alors qu’ils devraient être valorisés."

©Photo News

D’après les calculs syndicaux, la perte mensuelle est évaluée entre 56 et 353 euros. Et les critères pour bénéficier de la pénibilité sont stricts: seuls dix ans maximum de fonction pénible sont pris en compte (même si on a travaillé 30 ans dans la fonction), et uniquement si le travailleur exerce encore cette fonction, et chez le même employeur. 

En pratique: des manifs dans tous les coins 

Pour leur action de ce 2 octobre, les syndicats ont opté pour des manifestations éclatées dans les différentes grandes villes du pays.

C’est donc surtout au niveau de la mobilité que les perturbations se feront sentir.

À Bruxelles, un cortège partira à 10h du matin de la place de l’Albertine pour se terminer gare Centrale vers 13h. Les syndicats prévoient aussi d’encercler par une chaîne humaine le parlement fédéral.

Les autres villes qui verront défiler des manifestants dans leurs rues sont Namur, Liège, La Louvière, Anvers, Gand, Louvain.

> Au total, les syndicats espèrent mobiliser entre 45.000 et 90.000 personnes.

Les entreprises, elles, ne seront pas en grève, excepté dans la région de Liège, où la FGTB Liège-Huy-Waremme, a déclaré une grève de 24h. Les transports publics Stib et TEC seront impactés, mais pas la SNCB. Les syndicats distribueront aussi un "Journal des pensions", tiré à 1 million d’exemplaires, dont le contenu explique les négociations en cours sur les métiers lourds.

> Lire aussi A quelles perturbations s'attendre ce mardi?


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