Reynders: "Il n'y aura que des solutions politiques" pour résoudre le conflit syrien

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L'affaire des exportations, par trois sociétés flamandes, de composants chimiques vers la Syrie n'a pas été lancée par la presse ou l'opposition, mais par une procédure en justice initiée par les douanes, a souligné ce jeudi le ministre des Affaires étrangères Didiers Reynders.

Trois sociétés belges sont poursuivies en correctionnelle pour avoir contribué à l'exportation de dizaines de tonnes de produits chimiques "interdits" vers la Syrie et le Liban après juillet 2013. Certains de ces produits, comme l'isopropanol, peuvent servir à la fabrication d'armes chimiques.

"Ce sont les douanes qui vont en justice, il y a une enquête du parquet, ce sont donc les institutions belges qui pointent du doigt trois entreprises flamandes", a souligné le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) sur les ondes de Bel RTL, rappelant - cette-fois dans la matinale de La Première - que "ce ne sont pas des journalistes ou des parlementaires qui ont découvert quelque chose, comme je l'entends parfois ces dernières heures".

"L'Europe veut reprendre le chemin de la discussion politique, donc faire pression sur l'Iran, sur la Russie pour tenter de convaincre le régime de Damas de revenir à une table de négociations."
Didier Reynders (MR)
Ministre des Affaires étrangères

Si l'enquête montre que des fautes ont été commises, dans le chef des entreprises ou d'une administration, "il y aura des sanctions", a assuré le ministre Reynders. Le chef de la diplomatie belge souligne aussi que la Belgique est "en pointe dans la lutte contre les armes chimiques et le restera", tout en indiquant que la Belgique est le premier pays à avoir été touché par une attaque aux armes chimiques, pendant la Première Guerre mondiale.

Revenir à "des solutions politiques"

Le ministre des Affaires étrangères, de retour d'une réunion à Luxembourg avec ses homologues européens, a aussi insisté sur le fait "qu'il n'y aura que des solutions politiques" pour résoudre le conflit syrien. Selon lui, l'UE "veut reprendre le chemin de la discussion politique, donc faire pression sur l'Iran, sur la Russie pour tenter de convaincre le régime de Damas de revenir à une table de négociations".

L'interview de Didier Reynders dans son intégralité


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