Tous nos politiques au Canada, sauf…

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Les coulisses de la rédaction

Yvan Mayeur ne suivra pas les traces des Rudi Vervoort, Paul Magnette et Charles Michel.

On ne sait pas si ce sont les caribous ou la poutine – vous savez, ces frites à la sauce fromage – toujours est-il que le Canada bénéficie d’un engouement encore jamais vu jusqu’ici dans le chef des responsables politiques belges. Jugez vous-même: en l’espace de trois semaines, ce sont pas moins de trois politiciens hauts gradés qui ont défilé sur place. Il y a eu "Monsieur-Non-au-Ceta", Paul Magnette, qui rencontré le Premier ministre québécois et a tenté de convaincre que l’opposition wallonne au traité de libre-échange n’était pas dirigée contre les Canadiens. Il y a eu cette semaine le Premier ministre Charles Michel. Lui a carrément rencontré la nouvelle idole des jeunes Justin Trudeau, le Premier ministre fédéral. Avec Macron et Bettel, Michel et Trudeau tentent de former un carré francophone et libéral. Enfin, last but not least, la semaine prochaine, c’est le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort qui se rend là-bas…

On nous souffle que la délégation qu’il emmène devait entre autres compter sur la présence du bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur… Mais la tornade du Samusocial a emporté Mayeur et c’est Philippe Close qui disposera bientôt de l’écharpe mayorale bruxelloise. On ne sait pas, à ce stade, si Close va effectuer lui aussi le déplacement canadien pour remplacer Mayeur mais ce qui est certain – après la page qu’a consacrée le New York Times a ce scandale – c’est que même outre-Atlantique, on connaît le Samusocial…

Knokke, "the place to be", même pour les libraires

Marc Filipson ne tient pas en place. Le dernier truc du patron des librairies Filigranes? Ouvrir durant tout l’été, du 1er juillet au 31 août, un magasin éphémère au Zoute. Bizarre: il y exploite déjà une librairie, Corman by Filigranes. Sauf que le nouvel établissement, qui sera situé sur la digue à deux pas de la "Place m’as-tu-vu", sera entièrement dédié à la bande dessinée. Sur 70 m², l’enseigne proposera, outre des albums, des animations, des séances de dédicaces, etc. Conçue par Frédéric Jannin, la librairie, pourrait en cas de succès, devenir permanente.

Camp de base bruxellois

Le fils de la princesse aux fourneaux chez Ginette… À l’automne prochain, les créateurs de la marque de bière bio Ginette vont, on le sait, ouvrir un premier bar bio à la place du Luxembourg, dans le quartier européen de Bruxelles. Ce sera le Ginette Bar. Ils viennent de créer une société pour l’exploiter, joliment baptisée BaseCamp Brussels. Au capital, on trouve trois des quatre fondateurs de Ginette, ainsi que deux nouveaux venus: Jean-Marie Laurier et Nicholas Balfour. À noter que le groupe AB InBev, qui a pris le contrôle de Ginette, n’a pas participé à la fondation du nouveau Camp de Base: les risques reposent sur les seules épaules de Didier Hamoir et de ses associés.

Laurier et Balfour s’occuperont de la cuisine bio, nous explique Didier Hamoir. Ce qui est amusant, c’est de consulter le pedigree du deuxième nommé. Il en impressionnerait plus d’un, à commencer par les animateurs de l’émission Place Royale. Nicholas Balfour est en effet le fils d’un financier et politicien britannique et de la princesse Elizabeth de Yougoslavie, elle-même troisième enfant du prince Paul de Yougoslavie et de la princesse Olga de Grèce et de Danemark. Pour info, le prince Paul a exercé la régence sur la Yougoslavie de 1934 à 1941… Bon sang ne saurait mentir, la cuisine organique du futur Ginette Bar devrait lui valoir rapidement ses lettres de noblesse…

"Le cercle des boursiers disparus"

Quand un agent de change rencontre un autre agent de change. Olivier Leleux, président du comité de direction de Leleux Associated Brokers et Vincent Van Dessel, CEO d’Euronext Brussels, ont débattu jeudi soir à Liège à l’invitation de l’Ecofin Club. Les deux hommes sont agents de change, perpétuant ainsi une longue tradition familiale dans le secteur boursier. Lors des exposés, il a évidemment été beaucoup question des effets pervers d’une taxation excessive des investissements boursiers (trop d’impôt tue l’impôt…). Mais en filigrane du débat, il y avait aussi cette disparition annoncée du statut d’agent de change qui crée pas mal d’émotion dans la profession. Ce qui a fait dire à Sylvie Willemaers, responsable de Leleux à Liège – et également agent de change – que l’on pouvait parler en quelque sorte du "cercle des boursiers disparus"…

Les cybergrèves de… 2036

Imaginer les affiches syndicales du futur. C’est l’idée qui a germé à la FGTB, lors de la réalisation d’un ouvrage sur les affiches syndicales, distribué lors du congrès extraordinaire qui a élu Robert Vertenueil comme nouveau secrétaire général. La première affiche "syndicale" date de 1872. Elle a servi d’illustration aux fêtes de l’Association internationale des travailleurs (AIT) créée à Londres en 1864 par… Karl Marx et Friedrich Engels. Son esthétique préfigurait l’Art nouveau. Mais au fil du temps, ce sont surtout l’esthétique soviétique ou le style fifties américain qui ont dominé les affiches syndicales et sociales compilées dans cet ouvrage. Un style qui est resté dans l’esprit de ceux qui ont imaginé les affiches du futur. Des affiches de 2036, au coup de crayon ou de pinceau résolument en décalage avec l’esprit futuriste. Alors que les messages, sont, eux, bien ancrés dans les craintes des travailleurs face à l’évolution de l’économie et de la société… Comme dans cette affiche de "Cybergrève", imaginée par Cristina Sampaio.

Johnny Boy imagine lui un tract de manifestation "virtuelle", où les participants suivraient le mouvement devant leur PC via.. Facebook. Encore un exemple? Une affiche de l’illustrateur Oli où dans un pur esprit bande dessinée, une jeune femme émerge, les vêtements à moitié déchirés, d’une masse de robots qui tentent de l’agripper, alors qu’une main salvatrice venue du ciel tente de la sauver. Le message? "Restons humains". Tout un programme…

Le faux suspense sur le salaire du patron d’Ores

Les montants des rémunérations ne sont plus un secretFernand Grifnée, patron du principal gestionnaire de réseau de gaz et d’électricité Ores, continue à entretenir dans les médias le suspense sur son salaire. "J’aurais répondu aux parlementaires s’ils m’avaient posé la question, ce qu’ils n’ont pas fait. Et je réserve la réponse à mes actionnaires, lors de l’assemblée générale du 22 juin prochain", nous a-t-il répondu quand nous l’avons interrogé cette semaine. Ce salaire n’est pourtant plus vraiment un mystère.

Le 28 mars dernier, L’Echo avait dévoilé qu’en 2016, Fernand Grifnée avait droit à une rémunération fixe de base de 261.236 euros brut, à laquelle pouvait s’ajouter une rémunération variable allant jusqu’à 80% supplémentaires, s’il atteignait ses objectifs à court et à long termes, ce qui portait le total à 470.224 brut pour 2016.

Et désormais, même le montant qu’il a réellement touché n’est plus un secret: il figure dans le rapport financier d’Ores SCRL, déjà disponible. En plus de ses 261.236 euros fixes, il a perçu une rémunération variable de 157.588 euros – soit 60% de son salaire fixe, et non le plafond de 80% auquel il aurait pu prétendre dans certaines conditions. Les communes actionnaires savent donc déjà à quoi s’en tenir.

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