Tu veux cogner sur ton patron?

22/04/17 ©Nicolas Vadot

Un patron de banque prêt à en découdre/Comment faire danser un éléphant? Les bons mots d'un CEO du Bel 20/Et c'est un ancien ministre de la Justice qui vous le dit…/Des "camarades" pas vraiment heureux/Les curieux conseils d'un coach

Tu veux cogner sur ton patron? Est-ce sa manière à lui de se préparer à une entrée en Bourse de Belfius? Maaaais noooooon. C’est le goût des sports intenses qui explique que Marc Raisière se soit tout récemment mis à la… boxe. Le CEO n’est pas allé chercher bien loin sa salle d’entraînement. Elle se trouve au 2e étage de la tour Belfius. C’est une idée à lui: installer dans la banque une salle de fitness. On en connaît qui se sont fait installer une salle perso, jouxtant leur bureau. Non, ici c’est pour tout le monde. Et pour tous les goûts: cuisses-abdos-fessiers, pilates, queenax, step, cycling, yoga, krav maga, taekwondo. Quatre coachs à disposition, matin, midi, soir. Le tout pour 17 euros par mois.

22/04/17 ©Nicolas Vadot

Diversification des revenus? Non, c’est le coût de fonctionnement, l’initiative ne doit rien coûter à la banque. Plus il y a aura d’inscrits, moins il en coûtera. Ils sont déjà 660 membres, un mois et demi après l’ouverture.

Marc Raisière s’est donc essayé à la boxe et il a mordu. Seul participant du premier cours, il a, paraît-il, fait des émules. On voit d’ici la scène. Tu as envie de cogner sur ton boss sans risquer la porte? Fais-toi engager chez Belfius! Un conseil quand même, entraîne-toi bien avant, parce qu’il est du genre affûté, le CEO.

"Vous êtes nommé par le Roi!?! Oh, my god…"
ce qu’entend Koen van Gerven (CEO de bpost) lorsqu’il discute avec des gestionnaires de fonds étrangers.

Alors comme cela, c’est le Roi qui vous nomme, Monsieur Van Gerven. C’est un Koen Van Gerven en toute grande forme qu’ont pu entendre jeudi matin les membres du business club B19 à Uccle. Le CEO de bpost a en effet régalé l’assemblée avec quelques anecdotes dont ce Louvaniste a le secret. Ainsi a-t-il expliqué que le mode de désignation des grands patrons dans les entreprises publiques belges laissait parfois ses interlocuteurs pantois. "Quand vous devez expliquer au responsable du fonds d’investissement BlackRock ou à un autre qu’en fait vous êtes nommé via un arrêté royal qui est signé par le Roi, en général, il marque une pause, il vous regarde et s’écrie: ‘Vous êtes nommé par le Roi!?! Oh my god’…"

Koen Van Gerven, dont le leitmotiv est la digitalisation de son entreprise, avait intitulé – non sans humour – son exposé: "bpost, comment fait-on danser un éléphant". C’est clair qu’avec plus de 25.000 employés, bpost reste un mammouth de l’économie belge. À ce propos, le CEO a relevé que le modèle bpost, en partie en Bourse, comme Proximus, était selon lui "particulièrement efficace" et serait – pourquoi pas – applicable à la banque Belfius. N’est-ce pas Marc Raisière?

Les lenteurs de la justice. À l’occasion de l’assemblée générale de Proximus  qui se tenait mercredi à Bruxelles, un "invité surprise" a fait irruption dans les discussions: feu Didier Bellens. En effet, la question de la décharge de l’ancien homme fort de l’opérateur, révoqué fin 2013 et décédé l’an passé, est toujours en suspens pour cause de deux procédures judiciaires dont il fait l’objet. L’assemblée générale a donc dû réitérer ce qu’elle avait déjà décidé en 2014, à savoir de reporter la décharge de l’ex-patron de ce qui était encore Belgacom à l’époque dans l’attente de décisions finales concernant lesdites procédures. Comme quoi, en Belgique "la justice n’est pas toujours rapide", a ironisé à cet égard Stefaan De Clerck, président du conseil d’administration de Proximus. Et en matière de rapidité du pouvoir législatif, l’homme sait de quoi il parle, lui qui a tout de même occupé pendant 3 ans la fonction de… ministre de la Justice. À croire que la célèbre locution latine pourrait aujourd’hui devenir "Tarda lex, sed lex".

Benoît Bayenet en délicatesse au PS dinantais. Vice-président de la Sogepa, le bras financier wallon, et professeur à l’ULB, Benoît Bayenet n’est plus tellement en odeur de sainteté auprès de ses camarades du PS dinantais. Ancien chef de file au conseil communal et candidat-bourgmestre aux élections communales de 2012, l’intéressé semble avoir mal digéré son échec (face au maïeur sortant, le bouillant Richard Fournaux/MR), d’autant plus que sous sa houlette, le PS dinantais a perdu 2 mandats communaux sur 5. Et petit à petit, il a déserté les bancs du conseil communal à tel point qu’en janvier 2015, l’Union socialiste communale (USC) de Dinant a fini par désigner un nouveau chef de file en la personne de Laurent Belot. La démarche était d’éviter que l’absence de Benoît Bayenet impose aux socialistes dinantais une politique de la chaise vide dans les différentes commissions de la Ville. Mais si les dirigeants de l’USC évitent l’affrontement, ils auraient aimé que leur ancien chef de file démissionne de son mandat de conseiller communal. "La situation de Benoît est un caillou dans notre chaussure, mais ça ne nous empêche pas d’avancer. Nous avons pris nos responsabilités là où l’USC a la main. Ses mandats dans les commissions ont été redistribués occasionnant un surplus de travail pour les deux conseillers communaux, mais bon il fallait avancer", nous a confié Laurent Belot, désormais chef de groupe au conseil communal. Il a d’ailleurs été désigné tête de liste et candidat-bourgmestre pour les élections communales de 2018.

En 2015, le site Cumuleo a recensé pour Benoît Bayenet 18 mandats dont 7 rémunérés. En tant que vice-président de la Sogepa, l’homme y perçoit un salaire de plus de 253.000 euros, sans oublier ses émoluments en tant que professeur à l’ULB. Il est conseiller, à titre gratuit, au cabinet du ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS).

Jusqu’à présent, les démarches de l’USC de Dinant pour le persuader de rendre le mandat que l’électeur local lui a confié ont été sans succès, même si l’intéressé avoue qu’il ne compte pas se présenter aux élections communales de 2018. Mais sa désertion du conseil communal passe mal chez les camarades et collègues conseillers communaux.

"Surtout n’étudiez pas pendant votre temps libre." Les Red Panthers, notre équipe nationale féminine de hockey sur gazon, ont reçu la Grande-Bretagne en match amical deux fois la semaine précédente. L’occasion de peaufiner l’organisation de l’équipe et surtout, de préparer l’important tournoi de juin (demi-finales de la World League) qui se déroulera à Bruxelles. Entre considérations tactiques et programme d’entraînement intensif pour arriver au top en vue de se qualifier pour la Coupe du monde, le coach Niels Thijssen a indiqué qu’il est surtout important de se reposer pendant les jours off. "Pas question d’étudier 12 heures par jour", dira-t-il le plus sérieusement du monde. "15 joueuses sont encore étudiantes dans l’équipe. On sait toutes l’impact négatif que peut avoir un examen sur la performance", nous glisse une des joueuses. Dès lors, les anciennes conseillent aux jeunes joueuses de faire 2 ou 3 examens sur la session et d’aller en seconde session. On sait que chez les messieurs, à un haut niveau, on réussit souvent une année d’études sur une période de deux ans. Bref, on espère que les parents de ces jeunes filles sont au courant…

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