Un travailleur belge sur deux cherche un nouvel emploi

©Thierry du Bois

D’après une enquête de Robert Half, la hauteur du salaire est la raison principale qui pousse à vouloir changer d’employeur.

Les pénuries sur le marché de l’emploi semblent donner des idées à certains travailleurs qui iraient bien voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Ainsi, d’après une enquête du bureau de recrutement Robert Half, menée auprès de 1.000 employés belges, près de la moitié d’entre eux (48%) souhaiteraient changer d’emploi dans l’année qui vient. L’un des facteurs déterminants semble être le faible niveau de salaire.

Les mauvaises relations avec le manager (8%), l’équilibre entre travail et vie privée (14,5%), les opportunités de carrière trop limitées (7,8%) et le manque de reconnaissance (7,4%) jouent également un rôle, même si c’est dans une moindre mesure.

47.226 €
D’après l’OCDE, le Belge gagne en moyenne 47.226 euros brut par an. C’est mieux que les Français et les Allemands.

Frédérique Bruggeman, managing director chez Robert Half Belux, n’est guère étonnée de ces résultats: "Les entreprises qui mettent en œuvre une stratégie claire de rétention et de gestion des talents en tireront, à terme, les bénéfices. La société devient de plus en plus individualisée. Les collaborateurs s’attendent à ce que le monde du travail évolue de la même manière."

Guerre des talents

La guerre des talents n’est pas un phénomène nouveau en Belgique. Ces dernières années, elle a déjà provoqué, en moyenne, une plus forte augmentation des salaires dans notre pays que chez nos voisins.

D’après l’OCDE, le Belge gagne, avec une moyenne de 47.226 euros brut par an, davantage que l’Allemand (44.180 euros), le Français (40.945 euros) ou le Britannique (40.795 euros). Selon l’enquête de Robert Half, pas moins de 93% des entreprises belges envisageraient, dans l’année à venir, une augmentation salariale de 12,7% en moyenne.

Dans les pays voisins, les employeurs seront moins enclins à récompenser leur personnel par une augmentation des salaires: ils seront ainsi 91% en France, 89% en Allemagne et 87% au Royaume-Uni. Seuls les Pays-Bas font mieux que la Belgique avec 94% des entreprises qui prévoient d’augmenter les salaires de leurs collaborateurs. Le niveau moyen des augmentations est également inférieur chez nos voisins: 9,9% aux Pays-Bas, 9,1% au Royaume-Uni, 8,3% en France et 7,2% en Allemagne.

Mais le salaire n’est pas tout, nuance Frédérique Bruggeman: "Si le salaire peut être un facteur crucial, les talents rares trouveront tout aussi important de se sentir reconnus."

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