mon argent

Un travailleur sur dix veut changer d’air

Un salarié sur cinq admet se sentir moins bien au travail depuis un an. ©BELGA

Deux fois plus de salariés qu’il y a un an veulent changer d’employeur. Pas tant pour une question de salaire ou de sécurité d’emploi, mais pour le contenu du travail.

Même en période de crise, ce n’est pas la sécurité d’emploi ou le salaire qui garantit à l’employeur de pouvoir fidéliser son personnel. C’est le contenu du travail qui importe en premier lieu, indique une enquête menée par Anja Van den Broeck, professeur à la KU Leuven et la société de services RH Tempo Team. L’enquête a été menée au dernier trimestre 2020 auprès de 2.500 salariés et 269 employeurs.

Un salarié sur cinq admet se sentir moins bien au travail depuis un an, tant physiquement que mentalement. Un sur trois éprouve davantage de stress et un sur cinq s’entend moins bien qu’auparavant avec ses collègues.

1/10
travailleurs
Un travailleur sur dix confie vouloir changer d'employeur contre un sur vingt il y a un an.

Beaucoup réagissent en votant avec les pieds, c’est-à-dire en cherchant à changer d’employeur: un sur dix confie vouloir changer d’employeur contre un sur vingt il y a un an. Un phénomène qui peut sembler étonnant dans un contexte de crise économique aiguë.

S'épanouir

Pourtant, lorsqu’on interroge les employeurs et les employés, le salaire et la sécurité d’emploi sont cités comme les deux facteurs déterminants au niveau de la loyauté. La réalité sur le terrain est toutefois un peu différente. Les travailleurs qui sont les plus fidèles sont ceux qui se plaisent dans leur travail. "Le côté épanouissant du travail est un facteur sous-estimé tant par les employeurs que les travailleurs. C’est également une garantie contre l’absentéisme», assure Anja Van den Broeck.

"Le côté épanouissant du travail est un facteur sous-estimé tant par les employeurs que les travailleurs."
Anja Van den Broeck
Professeur à la KU Leuven

Elle conseille dès lors aux employeurs d’investir davantage dans le bien-être au travail. "Cela porte non seulement sur le contenu des tâches, mais aussi sur l’organisation du travail", selon Anja Van den Broeck. Or sur ce point, il reste du pain sur la planche: un travailleur sur cinq juge que son travail n’est pas assez varié voire ennuyeux, souvent en raison de procédures lourdes et inutiles.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés