Une session d'examens sera organisée en janvier

©REUTERS

Les universités, hautes écoles et écoles supérieures d'art pourront organiser leur session d'examens en janvier, malgré la situation sanitaire.

La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) s'est entretenue ce jeudi avec les acteurs de l’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles au sujet de la session d’examens de janvier prochain.

Il a été convenu, sous réserve de modifications décidées par le comité de concertation de ce vendredi, que les examens pourront être organisés en présentiel par les universités et hautes écoles, mais sous certaines conditions strictes: respect des règles de distanciation sociale et d'hygiène, et présence de maximum 200 personnes dans les auditoires.

Cela permettra ainsi à de nombreux établissements d'organiser des examens qui n'étaient pas possible de faire à distance, soit pour des raisons pratiques, soit pour des questions d'équité pour les étudiants. Les hautes écoles, et les écoles supérieures des arts, étaient notamment particulièrement demandeuses.

Chaque établissement devra préciser les modalités aux étudiants pour le 11 décembre au plus tard. Si celles-ci ont déjà été annoncées aux étudiants, mais que les établissements souhaitent les modifier afin de tenir compte du protocole sanitaire défini pour la session de janvier, cela sera possible jusqu’au 11 décembre au plus tard.

La Fédération des étudiants francophones (FEF) s'est inquiétée du délai annoncé, estimant que cela n'offrait que peu de clarté aux étudiants. "Cette échéance trop tardive ne permet pas aux étudiants de se préparer sereinement à des examens qui comprendront de nombreuses zones grises, qu'ils soient organisés en présentiel ou en virtuel", dit la FEF, qui rappelle que 60% des étudiants sont déjà en décrochage. "Revoir des modalités déjà annoncées si tard ne fera qu’aggraver la situation."

"Il n'est pas concevable d'y rajouter encore le stress d'un blocus et d'épreuves, le tout dans un contexte social et psychologique difficile pour de très nombreux étudiants."
La FEF

Des examens pourraient aussi être reportés au deuxième quadrimestre. La FEF le déplore, soulignant que cette période est généralement consacrée aux stages et rédaction de mémoire. "Il n'est donc pas concevable d'y rajouter encore le stress d'un blocus et d'épreuves, le tout dans un contexte social et psychologique difficile pour de très nombreux étudiants."

La ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Glatigny, a tenté de rassurer, expliquant qu'il s'agit d'une "mesure de précaution". "C'est une possibilité qui, à 99% de chances, ne sera pas utilisée", dit-elle.

Les universités et hautes écoles pourront aussi organiser des activités de remédiation ou de préparation aux examens pour les Bac1 si cela ne peut se faire à distance. Les cours, eux, continuent de se tenir à distance (sauf exception, comme les labos et cours pratiques).

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés