Voici comment faire fusionner des communes

La commune flamande Deinze a décidé de fusionner avec celle de Nevele.

La Flandre a trouvé la recette, alors qu'en Wallonie la machine ne se met pas en marche.

En Flandre, les fusions de communes vont bon train. Ce vendredi soir, trois communes de Flandre orientale, Lovendegem, Waarschoot et Zomergen, ont révélé le nom de leur nouvelle entité qui verra le jour au 1er janvier 2019, à savoir "Lievegem". D'autres fusions ont déjà été entérinées notamment à Aalter (avec Knesselare), Deinze (avec Nevele) et Puurs (avec Sint-Amands).

En Wallonie, la nouvelle déclaration de politique régionale du gouvernement MR-cdH envisage aussi les fusions de communes sur base volontaire, mais les choses ne se concrétisent pas. Pourquoi?

Un incitant financier

La réponse est à chercher dans le portefeuille des communes. Aucun incitant financier n'a été débloqué en Wallonie pour les communes qui décident de fusionner... contrairement au nord du pays. Un allègement de dettes de 500 euros par habitant, avec un montant maximum de 20 millions d'euros, y est prévu.

"Un an avant les élections locales, aucune modification décrétale n'est envisagée."
Cabinet de la ministre Valérie De Bue

En Wallonie, "il n'est pas prévu, contrairement à la Flandre, d'envisager un incitant pour favoriser la fusion de communes", indique le cabinet de la ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR). "Le conclave budgétaire n'a pas dégagé de moyens en ce sens. Aussi, un an avant les élections locales, aucune modification décrétale n'est envisagée. Cela n'empêche cependant pas les communes qui le souhaitent de s'orienter vers une telle démarche", ajoute le cabinet. "L'autonomie communale leur permet d'œuvrer en ce sens."

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