Yves Leterme (UEFA): "On a jugé que le calendrier de la Belgique pour un stade n'était plus crédible"

©CALUDIO BRESCIANI_BELGA_SPECIAL

L'ancien Premier ministre, Yves Leterme, aujourd'hui enquêteur en chef à l'UEFA revient sur les raisons qui ont poussé son organisation à retirer le projet belge de stade national pour l'Euro 2020. Selon lui, "rénover le Stade Roi Baudouin aurait été une option plus facile à réaliser".

L’épisode du stade national est révélateur de plusieurs fractures belgo-belge. Passons sur le ridicule dont la Belgique se couvre sur la scène européenne: la capitale de l’Europe pas même fichue de décrocher un match de l’Euro… européen. Passons et ne passons pas: l’incapacité à faire fonctionner les différents étages de la maison belge profite, du moins symboliquement, à la N-VA. Les nationalistes flamands n’ont jamais voulu d’un stade national et encore moins en terres flamandes.

Selon Yves Leterme, enquêteur en chef de l'UEFA, a indiqué ce vendredi dans la matinale de Bel RTL (voir vidéo ci-dessous) que "la difficulté était de construire un stade bruxellois dans une autre Région qui est la Flandre". Pour l'ancien chef du gouvernement fédéral, "il y avait d'autres choix (...) comme une rénovation" du stade actuel.

L'interview d'Yves Leterme

Mal fagoté, le projet aurait dû disposer du concours de toutes les forces politiques: depuis le départ, la Région bruxelloise aurait été avisée d’embarquer les libéraux poids lourds dans son aventure. Ainsi aurait-il été utile que Rudi Vervoort et Guy Vanhengel embarquent des personnalités comme Didier Reynders et, plus tard, Charles Michel dès la genèse du projet.

Car on peut le tourner dans tous les sens, Alain Courtois ne dispose pas du poids politique suffisant pour faire bouger un projet qui nécessitait d’être porté par tous. La crédibilité de la Ville de Bruxelles a été largement entamée par le scandale du Samusocial – avec la chute de Mayeur et la mise à l’écart de Laurette Onkelinx, Bruxelles-Ville pèse politiquement beaucoup moins lourd qu’auparavant.

Ajoutez à cela le jeu d’opposition de DéFI et du cdH qui, bien que présent à la Région bruxelloise, n’ont eu de cesse de critiquer le projet, et vous constaterez que politiquement, l’Euro 2020 à Bruxelles, c’était mort-né.

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