Arrêt de travail dans l'enseignement francophone

Des arrêts de travail ont été observés mardi matin dans le primaire, le secondaire et le supérieur à l'appel des syndicats, qui marquaient ainsi le coup à l'entame des négociations sectorielles. Dans le même temps, les pouvoirs organisateurs ont présenté leurs propres revendications.

Le front commun syndical, qui a déposé quelque 200 revendications, se focalise essentiellement contre le relèvement à 58 ans de l'âge des prépensions, actuellement fixé à 55 ans.
Il s'oppose aussi au mécanisme "Robin des bois", qui met à contribution les écoles plus favorisées pour financer une partie de l'encadrement différencié, ainsi qu'à l'association des pouvoirs organisateurs (P.O.) aux négociations sectorielles jusqu'ici réservées à la bipartite gouvernement-syndicats.

Déterminés à s'affirmer dans une négociation qu'ils pourraient rejoindre en janvier, les P.O. ont invité la presse au moment même - vers 10 heures du matin - où se déclenchaient les arrêts de travail dans les écoles, afin de faire valoir leurs propres revendications.
Elles portent essentiellement sur une revalorisation des directions d'établissement et des moyens de fonctionnement des écoles ainsi que sur une autonomie accrue.

Certaines, comme la possibilité d'écarter, dans des cas exceptionnels, un enseignant jugé inapte au travail pour des raisons physiques ou psychologiques, risquent de hérisser les partenaires de la future négociation tripartite. D'autres recoupent davantage des revendications syndicales.
Sur la délicate question des prépensions, les P.O. reconnaissent la prérogative syndicale et les rejoignent dans leur appel au maintien du régime actuel, moyennant des mesures d'encouragement aux jeunes enseignants.

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