Découverte de l'UCL sur les causes de l'obésité

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Des chercheurs de l'UCL mettent en lumière le rôle d'une enzyme dans le processus d'obésité. Sans cet enzyme, ou si elle est défaillante, on mange plus et on dépense moins d'énergie. Donc on grossit.

Une équipe de chercheurs, issus principalement de l'Université catholique de Louvain, est la première à expliquer pourquoi un régime riche en graisses altère l'axe intestin-cerveau, via la baisse d'activité d'une enzyme (NAPE-PLD). "Le corps ne réagit plus correctement à cette surconsommation de gras, l'appétit n'est plus régulé et le sujet grossit", explique le professeur Patrice Cani (Louvain Drug Research Institute, UCLouvain), qui coordonnait l'étude.

Si on expose ces souris (sans cette enzyme) à un régime riche en gras, elles n'arrivent pas à arrêter de manger la nourriture grasse, et mangent donc plus que des souris normales recevant cette même nourriture grasse.
Selon le rapport

  • Vous pouvez consulter ici l'étude publiée dans dans la revue scientifique Nature Communications

→ Comment ça fonctionne? Ces chercheurs ont découvert qu'une enzyme de l'intestin permet, lorsque l'on mange des graisses, d'indiquer au cerveau "stop, je n'ai plus faim", à condition que notre métabolisme fonctionne correctement. Dans le cas de sujets en surpoids ou obèses, le message "je n'ai plus faim" est interrompu, ce qui fait augmenter l'absorption de graisses et renforce le cercle vicieux de l'obésité.

C'est en menant des expériences sur des souris que les scientifiques ont mis au jour les effets de cette enzyme. Ainsi, les souris qui n'ont plus cette enzyme dans l'intestin développent un foie gras, deviennent obèses et dépensent moins d'énergie. Sans cette enzyme ou si elle est moins active à la suite de l'ingestion de graisses, on perd les signaux qui informent le cerveau d'arrêter de manger. Conséquences: on mange plus et on dépense moins d'énergie, donc on grossit.

→ Quel est l'intérêt de ces recherches? Leurs recherches ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques contre l'obésité. Pour l'heure, les chercheurs louvanistes ont démontré que le fait d'administrer la bactérie Akkermansia (qui réduit les effets liés à l'obésité et au diabète) chez les souris qui ont perdu cette enzyme, permet de restaurer le dialogue, via le message "stop, je n'ai plus faim", et donc de les faire manger moins.

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