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Discussions intenses entre la direction et la rédaction de l'Avenir

©BELGA

Après un accès de fièvre dû à la publication d'un article sur les relations avec Nethys, des négociations sont intervenues entre la direction des Editions de l'Avenir et une délégation commune de la Société des rédacteurs (SDR) et de l'Association des journalistes professionnels (AJP).

 

Des négociations ont eu lieu samedi entre la direction des Editions de l'Avenir et une délégation commune à la Société des rédacteurs (SDR) et à l'Association des journalistes professionnels (AJP) afin de mettre un terme au conflit social qui mine le titre de presse depuis plusieurs mois. Les négociations vont se poursuivre dimanche.
 "Ce samedi, une longue rencontre a eu lieu entre la direction des EDA et la délégation SDR-AJP en présence de la secrétaire générale de l'AJP, Martine Simonis. Le but, affiché de part et d'autre, étant de sortir de la crise de ces derniers mois et derniers jours", explique la SDR et l'AJP dans un bref communiqué commun.
"Le but, affiché de part et d'autre, est de sortir de la crise de ces derniers mois et derniers jours"
Un communiqué de la SDR de l'Avenir et de l'AJP


   "Des négociations se poursuivront ce week-end, le premier pas indispensable pour retrouver la sérénité étant la conclusion d'un plan social acceptable, sans licenciements secs. Des négociations se tiendront également, sur les projets rédactionnels et l'organisation future des rédactions. Les représentants de la rédaction espèrent annoncer d'ici lundi, la conclusion d'une paix sociale", ajoute le communiqué. 

   Les différents titres des Editions de l'Avenir ont paru samedi, après un jour de non-publication vendredi consécutif à un arrêt de travail la veille. Mais la rédaction du quotidien est revenue ce jour, dans une grande enquête, sur les trois dernières années de sa relation avec l'entreprise Nethys (actionnaire du journal depuis 2014). L'article reproche notamment à l'entreprise "un manque de vision et une stratégie de pourrissement" et dénonce le fait que le journal soit "sous pression depuis trois ans".

Les directions des Editions de l'Avenir et de Nethys ont fait part dans la foulée de cette publication de leur "stupéfaction" face à un "récit à charge et truffé de mensonges". 

"Tant la couverture du journal que les pages intérieures de ce 'récit' ont été insérées au dernier moment dans la maquette, à l'insu de la ligne éditoriale et au mépris de toutes les règles déontologiques dans une entreprise de presse", ont-elles regretté.  Selon la direction de Nethys et celle des Editions de L'Avenir, "l'article est truffé de mensonges, de procès d'intention, d'éléments sortis de leur contexte dans l'unique but de jeter le discrédit sur Nethys et ses dirigeants".

       
"Laisser penser que Nethys a volontairement fait traîner ce dossier dans 'une stratégie de pourrissement' n'a évidemment aucun sens" puisque que cela revenait à aggraver la situation économique du journal, selon les deux directions. "Mais il est exact qu'il convenait pour l'Avenir d'avoir un plan solide, réaliste et qui rétablisse la viabilité à long terme, conditions auxquelles ne répondaient pas les premiers plans exposés par le management", ont-elles admis en défendant par ailleurs leur directeur des rédactions, Philippe Lawson, mis en cause par la rédaction du journal.

"Il est curieux de constater qu'il était jusque là unanimement considéré par l'ensemble de la presse belge comme un brillant journaliste mais que, recruté par Jos Donvil - et non pas 'par Liège' comme affirmé dans l'article - pour prendre la direction des rédactions, il en devient soudainement peu convaincant", écrivent-elles à ce propos.

Manque de vision?

Par ailleurs, "il n'y a jamais eu d'ingérence" de la part de la direction de Nethys vis-à-vis de la rédaction, a assuré le management. "Aucun coup de téléphone n'a jamais été adressé à Thierry Dupiereux sur aucun sujet et aucune réunion n'a jamais été organisée afin d'interdire d'écrire sur tel ou tel sujet", affirme-t-il.

"Les directions condamnent donc tant la méthode utilisée pour avoir fait paraître cette couverture et cet article que son contenu qui tient à essayer de faire croire que Nethys est responsable d'un manque de vision, d'inaction et d'ingérence dans la rédaction", indiquent-elles enfin.

  Fin octobre 2018, la direction des Editions de l'Avenir avait annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein sur un total de 280 travailleurs. En décembre, le personnel et la direction s'étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, dont 31,74 au sein de la rédaction du média. La tension est toutefois remontée d'un cran ces dernières semaines sur la question d'éventuels licenciements secs. 

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