Dour refuse l'installation des gens du voyages sur son sol

La commune de Dour a introduit une action en référé pour forcer la caravane de 600 gitans venus de Wingene à quitter son territoire.

Les autorités communales de Dour, la zone de police de Dour-Haut-Pays et les représentants du mouvement d'évangélisation "Vie et Lumière" se sont rencontrés mercredi matin. La Ville s'est une nouvelle fois opposée à l'installation des gens du voyage sur son territoire.

Ces derniers, quelque 600 personnes venus avec 200 caravanes, ont demandé à pouvoir rester à Dour jusqu'au 23 août, date de leur grand rassemblement dans la Marne en France. "Pour nous, il n'est pas question qu'ils restent. L'an dernier, lors de leur passage, nous avions enregistré une recrudescence des vols, entre autres. De plus, ni le propriétaire ni le locataire de la prairie sur laquelle ils se sont installés ne sont d'accord", a expliqué Carlo Di Antonio, bourgmestre de Dour.

Une action en référé a été introduite par la commune et l'ordonnance est attendue demain jeudi. "Le juge pourrait leur imposer de partir en invoquant le droit de propriété ou pourrait accepter qu'ils restent contre une indemnité au propriétaire", a fait remarquer le bourgmestre.

Des réunions sont programmées dans le courant de la journée de mercredi entre les autorités de la commune et la zone de police.

Les gens du voyage sont arrivés à Dour mardi en provenance de Wingene d'où ils avaient été chassés. A Dour, ils ne sont pas non plus bienvenus. "Nous ne souhaitons pas qu'ils restent, même contre indemnité, car ce serait ouvrir la porte à leur venue chaque année. Ils abîment beaucoup sur le terrain, les enfants montent sur les boules de paille, etc", a conclu le propriétaire du champ.

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