Du sang neuf en Wallonie et en FWB

Céline Tellier prêtant serment au Parlement de Wallonie. ©Photo News

On retrouve plusieurs nouvelles têtes dans les gouvernements wallon et de la FWB. Présentations.

Le casting des ministres wallons et francophones réserve plusieurs surprises, à commencer par l'arrivée de nouveaux visages féminins qui n'occupaient, jusque là, pas vraiment le devant de la scène politique. 

Valérie Glatigny (MR)

C'est certainement la plus grosse surprise du casting. Inconnue du grand public, Valérie Glatigny sera ministre de l'Enseignement supérieur, de l'Enseignement de Promotion sociale, de la Recherche scientifique, des Hôpitaux universitaires, de l'Aide à la jeunesse, des Maisons de Justice, Promotion de Bruxelles, de la Jeunesse et du Sport. Rien que ça. Agée de 45 ans, cette Bruxelloise a notamment travaillé pour Louis Michel lorsqu'il était commissaire européen. Première suppléante sur la liste MR aux Européennes de 2019, elle était jusqu'ici conseillère auprès du président du Parlement européen

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Bénédicte Linard (Écolo)

Bénédicte Linard. ©Ecolo

Son nom circulait depuis plusieurs semaine. Mais c'est bien une première pour Bénédicte Linard. Elle devient ministre de la Petite enfance, de la Culture, des médias, de la Santé et des droits des femmes, en Fédération Wallonie-Bruxelles. Agée de 43 ans, cette romaniste de formation avait auparavant enseigné le français à Anderlecht. Arrivée en politique au cabinet du ministre wallon Jean-Marc Nollet en 2009, elle s'est lancée dans la politique locale, à Enghien, en 2012, avant de remplacer au parlement wallon le bourgmestre Olivier Saint-Amand.

Entre 2014 et 2018, elle a été échevine des Finances. Le 26 mai dernier, Bénédicte Linard a été élue directement au parlement de Wallonie. Elle a en outre succédé à Barbara Trachte comme cheffe de groupe au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juillet dernier après que cette dernière fut devenue ministre bruxelloise. Elle a également participé aux négociations pour la rédaction de la déclaration de politique générale à la Fédération associant Écolo au PS et au MR. Bénédicte Linard a également été administratrice du Conseil de l'Enseignement des Communes et des Provinces (CECP). 

Céline Tellier (Écolo)

Céline Tellier. ©IEW

Titulaire d'un doctorat en sciences sociales et politiques de l'ULB, Céline Tellier débute sa carrière en 2011 au sein d'Inter-Environnement Wallonie. A l'époque, elle est chargée de mission dans le domaine de la mobilité. Six ans plus tard, elle est nommée directrice politique et secrétaire générale adjointe de l'organisation. Le 1er avril dernier, elle en devient enfin la secrétaire générale. Elle aurait été contactée la semaine dernière par Jean-Marc Nollet, le co-président d'Ecolo, pour faire partie du prochain gouvernement wallon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les militants écologistes ont donné leur feu vert à sa nomination en tant que ministre de l'Environnement et de la Nature.

Christie Morreale (PS)

©BELGA

Son nom est beaucoup plus connu que celui de ses consœurs citées plus haut. Son parcours en témoigne, mais il n'empêche qu'elle fait partie des surprises du chef. La sénatrice Christie Morreale est appelée à devenir ministre wallonne de l'Emploi, de la Santé, de l'Action sociale, et de l'Egalité des chances. Elle est arrivée en politique par le truchement de Laurette Onkelinx, avec qui elle partage le même terreau d'origine, Ougrée, ainsi que le tempérament, dit-on. 

Dès avant l'obtention de son diplôme en criminologie, elle se retrouve dans des cabinets ministériels, à commencer par ceux de Laurette Onkelinx, à l'Emploi et à la Justice, au sein desquels elle œuvre à l'émancipation des femmes, à l'égalité des genres et la lutte contre la violence. Elle poursuivra dans des cabinets wallons

Très jeune, Christie Morreale se fait remarquer par le président du PS Elio Di Rupo qui lui propose en 2003 de devenir l'une des vice-présidentes du parti. Elle n'a alors que 28 ans et est inconnue du grand public. Elle conservera cette fonction jusqu'en 2011, date à laquelle elle deviendra sénatrice. En 2014, après un an de suppléance, Christie Morreale est élue directement, pour la première fois, au parlement de Wallonie et siège à l'assemblée de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle se spécialise dans l'enseignement. Intéressée par la défense de l'environnement, Christie Morreale se dit plus proche d'Écolo que du MR, même si socialistes et réformateurs partagent les responsabilités dans sa ville d'Esneux dont elle a été échevine. A Liège, elle est proche de Jean-Pascal Labille et formait un ticket avec Jean-Claude Marcourt pour tirer la liste régionale. Avec un score de 13.287 voix, elle a pris du galon parmi les personnalités socialistes du cru. A noter aussi que Frédéric Daerden devient ministre pour la première fois.

Le MR à la ministre-présidence de la FWB

Politiquement, la surprise se situe du côté de la ministre-présidence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui semblait promise à un socialiste au nom de l'usage voulant que le plus grand parti l'emporte. Mais, c'est finalement le MR qui l'obtient, Pierre-Yves Jeholet en l'occurence.

Autre surprise, côté PS cette fois: Jean-Claude Marcourt ne remonte pas dans un exécutif. Il devient président du Parlement wallon, une fonction qu'il cumulera avec celle de négociateur des socialistes pour le Fédéral.

Quant à Rudy Demotte, il devient président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

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