Durobor se trouve un repreneur dans le Golfe persique

©Isopress Sénépart

La Sogepa a trouvé un repreneur pour le site de Durobor à Soignies. On en sait peu au sujet de cet accord. La Sogepa continue par ailleurs ses discussions avec Frédéric Willems. Les syndicats évoquent une situation surréaliste.

Ca y est! Durobor peut envisager un avenir. La Sogepa a conclu un accord qui permet de relancer l'activité de production et de décoration sur le site sonégien.

Qui est ce repreneur?

Pour l'heure, il préfère que son identité reste sous silence. Il s'agit d'un Etat souverain du Golfe persique, associé à une société privée. "Ce projet, associé à un plan d’investissement majeur dans l’outil, repose sur une stratégie de long terme dont l’ambition est de faire de Durobor un leader mondial dans son secteur", indique Renaud Witmeur, président du comité de direction de la Sogepa.

Le repreneur souhaite se présenter à la Belgique lors d'une conférence de presse qu'il organisera à la fin du mois.

Que prévoit l'accord?

On sait qu'il est question de l'activité de production et de décoration. Le candidat s'engage par ailleurs à couvrir la moitié des coûts nécessaires à l'arrêt progressif du four. L'objectif est de pouvoir le redémarrer après une période de plus ou moins 3 semaines. L'autre partie des dépenses sera couverte par Durobor Real Estate (géré par la Sogepa et propriétaire de l'installation). Pour la Sogepa, il s'agit là d'une preuve du sérieux du projet.

Des emplois vont-ils être repris?

Les questions sur l'avenir du personnel de Durobor sont encore en suspens. Durobor Real Estate va par ailleurs étudier une location éventuelle des actifs à un exploitant privé. En cas d'absence de locataire, une reconversion du site sera envisagée avec les autorités locale et régionale.

Sogepa négocie toujours avec Frédéric Willems de Tradyglass la reprise des activités décorations de Durobor. Une première réunion de travail a eu lieu, "le travail se poursuit", ajoute Renaud Witmeur.

L'objectif de la Sogepa est la conclusion d'un éventuel accord avec l'un ou l'autre repreneur d'ici le 15 juin.     

Qu'en pensent les syndicats?

"Un candidat venu de mars, mais nous sommes en plein surréalisme!", s'exprime Philippe Bertleff, du SETCa Centre. S'il considère qu'il sera très difficile de faire comprendre aux travailleurs que l'avenir de Durobor est désormais dans les mains d'un Etat du Golfe, il dénonce surtout les pratiques de la Sogepa. "Cela détruit encore la confiance avec la Sogepa. Avant, il y avait un minimum de concertation avec la Sogepa. Ici nous apprenons l'existence de ce candidat par la presse. C'est inacceptable!" 

"Avant, il y avait un minimum de concertation avec la Sogepa. Ici nous apprenons l'existence de ce candidat pas la presse. C'est inacceptable!"
Philippe Bertleff
SETCa Centre

Il ajoute que, dans la Région du Centre, on a souvent misé sur le "mauvais cheval", citant les exemples de Royal Boch ou des laminoires de Longtain. Quant au délai du 15 juin pour la sélection du candidat, Philippe Bertleff conclut qu'il sera très difficile dans l'intervalle de maintenir le four en veille avec des salariés sous contrat intérimaire.  

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