Exercice stable mais en mutation pour Sambrinvest

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L’invest carolorégienne poursuit l’accent mis sur le digital et les sciences de la vie mais sans oublier les industries traditionnelles.

Un peu moins d’une centaine de dossiers approuvés pour juste un peu moins de 40 millions d’euros, tel est le bilan à l’invest publique régionale carolorégienne Sambrinvest pour son dernier exercice 2018-19. Cela porte le nombre d’entreprises "partenaires" à 247, soit 4.450 emplois créés ou soutenus.

Avec ces 36,6 millions investis sous différentes formes (hors montants décidés dans les fonds d’investissements), Sambrinvest affiche un résultat sensiblement identique à celui de l’exercice précédent, à un million près. Mais c’est toujours près de 80% de plus qu’il y a deux ans, ("un exercice en net repli", reconnaît Anne Prignon, directrice générale de Sambrinvest) et 25% de plus en 2015-16. "Nous sommes en croissance depuis 10 ans mais très nettement depuis 2 ans", fait-elle encore remarquer.

Répartition

Par contre, la répartition des moyens alloués en fonction des trois grands pôles d’activité a sensiblement évolué d’une année à l’autre.

17,2
millions
Les fonds octroyés à des entreprises dans les secteurs traditionnels passent de 22,5 millions à 17,2 millions.

Les fonds octroyés à des entreprises dans les secteurs traditionnels passent de 22,5 millions à 17,2 millions. À l’inverse, les sciences du vivant se sont vues accorder 6 millions supplémentaires à 11,3 millions. Enfin, le digital passe de 6,4 millions à 8,1 millions.

"Le repli des secteurs traditionnels n’a rien de fondamentalement inquiétant", note Prignon. Il est le résultat de plusieurs facteurs convergents. D’abord, ces secteurs sont moins créateurs d’entreprises. Et parallèlement, les entreprises moyennes ou plus grandes qui y sont actives peuvent plus facilement recourir au financement bancaire. Au contraire, des start-ups actives dans le digital ou dans les sciences de la vie sur lesquelles Sambrinvest se focalise autant.

Les investissements et la création d’un écosystème autour des biotechs ne sont pas neufs dans la région de Charleroi. "Cela fait au moins 20 ans que l’on se focalise sur cette branche, et cela porte ses fruits! L’idée est donc de pouvoir lancer la même mécanique avec le digital sur lequel nous travaillons depuis 3 ans", affirme Prignon.

"Il faut arriver à créer un écosytème digital comme dans les sciences de la vie."
Anne Prignon
directrice générale de Sambrinvest

Cela passe notamment par des investissements immobiliers dans le chef de Sambrinvest pour accueillir ces start-ups et créer des viviers de création. Jusqu’ici, Sambrinvest exploitait avec Co-Station deux bâtiments loués, pour y implanter des sites de coworking. Ces activités seront délocalisées dans un nouveau bâtiment acheté et rénové en face de l’ancien tri postal de Charleroi.

Le quartier devient d’ailleurs un pôle de recherche et de développement pour les jeunes entreprises. Sambrinvest est partie prenante dans le projet A6K, la matérialisation d’un des axes de développement du plan Catch pour redynamiser et relancer la croissance à Charleroi.

Celui-ci sera dédié à la recherche et à l’innovation dans les activités de productions plutôt traditionnelles. "C’est ce que l’on appelle l’Advanced Manufacturing", pointe Prignon, qui mettra en présence tant des grandes entreprises comme Alstom, Thales ou AGC, mais aussi le monde académique avec l’ULB et un accélérateur de start-up.

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