Grand nettoyage chez Nethys: Moreau, Heyse et Bayer licenciés sans indemnités

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Le conseil d'administration de Nethys a décidé de se séparer du management, avec effet immédiat et sans indemnités, alors que le siège de l'intercommunale liégeoise est perquisitionné.

Nommé il y a une semaine, le nouveau conseil d'administration de Nethys a décidé de rompre, avec effet immédiat et sans indemnités, les contrats de Bénédicte Bayer, Stéphane Moreau et Pol Heyse. Jusqu'ici, il était question de verser une indemnité de départ de 500.000 euros au management de Nethys, soit une indemnité de rupture équivalente à deux ans de salaire.  

Laurent Levaux a aussi été désigné à la présidence du conseil d'administration et Bernard Thiry à la vice-présidence. Renaud Witmeur assurera la direction ad interim de la société. Un bureau de sélection spécialisé aura pour mission de sélectionner des candidates et candidats qui pourraient rejoindre le conseil en tant qu’administrateur. 

Pas de changement à la tête d'Integrale où Frédéric Vanderschoor reste à son poste. Idem chez VOO où Jos Donvil est maintenu à la direction de l'opérateur télécom. 

Du côté du cabinet du ministre de tutelle Pierre-Yves Dermagne, on se réjouit de la décision du CA de Nethys "qui va dans le sens des recommandations de la commission Publifin et des actes posés par le gouvernement, depuis 3 semaines".

Une vingtaine de perquisitions 

Par ailleurs, le juge d’instruction liégeois Frédéric Frenay a ordonné des perquisitions, ce vendredi matin, dans une vingtaine de lieux liés au dossier Nethys, a indiqué à L’Echo le procureur général de Liège Christian De Valkeneer, confirmant des informations du "Soir". Les actions sont menées par l’Office central de la répression de la corruption, section de la police fédérale, basée à Bruxelles et en charge des investigations.

Le siège de Nethys rue Louvrex à Liège est perquisitionné. Au total, une quinzaine de perquisitions sont en cours. ©BELGA

Le siège de Nethys a ainsi été perquisitionné, indique le procureur général, ne préférant pas confirmer si les habitations de Stéphane Moreau et François Fornieri sont perquisitionnées aussi, comme l’indiquent "Le Soir" et "La Libre". Pour l’heure, aucune interpellation n’a été réalisée.

L’enquête, déclenchée à la suite d’une dénonciation pénale du cabinet de Pierre-Yves Dermagne (PS) à la Région wallonne, a été confiée au parquet général de Liège qui a ouvert une instruction au cabinet du juge Frenay, spécialisé dans les matières économiques et financières.

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