"Il faudrait arrêter de soupçonner tout le monde" (Stéphane Moreau)

©BELGA

Le CEO sortant de Nethys Stéphane Moreau, au coeur de la tourmente, a défendu son rôle à la tête de la société et les ventes controversées de Voo, Win et Elicio, ce dimanche sur le plateau de RTL.

"A un moment donné, il faudrait peut-être arrêter de soupçonner tout le monde", a déclaré l'administrateur délégué sortant de Nethys, Stéphane Moreau ce dimanche sur RTL, s'appuyant sur un rapport du bureau McKinsey pour justifier les ventes de filiales du groupe (Voo, Win, Elicio). Une opération réalisée sans avertir les communes actionnaires de Nethys.

L'administrateur délégué sortant de Nethys, Stéphane Moreau, était sur le plateau de la chaîne télévisée pour "expliquer le modèle Nethys", "rétablir l'honneur" du conseil d'administration démissionnaire et, "au passage", le sien. Cela fait six ans que Stéphane Moreau n'avait plus donné d'interview télévisée.

"C'est assez compliqué pour l'instant tant humainement que physiquement", a-t-il dit, avant de retracer l'histoire de Nethys, liée au redéploiement du bassin liégeois. Mais entachée de scandales et de soupçons de malversations.

Depuis l'éclatement du scandale des comités de secteur de Publifin (à présent Enodia), où des mandataires touchaient des rémunérations importantes sans même participer aux réunions, l'intercommunale Nethys et son futur ex-CEO sont au coeur de la tourmente.

"L'affaire des comités de secteur, j'y suis totalement étranger", s'est défendu Stéphane Moreau, rappelant qu'il avait quitté la structure "un an avant leur création".

En septembre dernier, un nouveau scandale éclatait suite à la découverte de la conclusion d'un accord de vente de Voo par Nethys au fonds américain Providence, sans avertir les administrateurs d'Enodia. L'annonce d'autres ventes polémiques, celles de Win et Elicio, sans que les communes actionnaires aient été averties.

Ces affaires ont poussé Stéphane Moreau vers la sortie. Ces transactions ont été cassées par la Région wallonne et transmises au parquet général de Liège. Une plainte contre X a été déposée.

"Tous ces projets (de vente) ont été votés à l'unanimité", s'est défendu Stéphane Moreau, "je regrette vraiment aujourd'hui qu'il y ait une incompréhension".

Stéphane Moreau a également défendu le montant de son indemnité de départ de 500.000 euros.

"J'ai été analysé non pas comme un manager, mais comme un militant socialiste", a-t-il insisté. Il a refusé de répondre à la question de savoir s'il se sentait encore socialiste.

 Vendredi, l'assemblée générale extraordinaire de Nethys a avalisé la nomination d'un nouveau trio d'administrateurs de Nethys composé de Jean-Pierre Hansen, Laurent Levaux et Bernard Thiry.

 

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