Infirmier, soudeur, laborantin... le Forem liste 18 métiers "porteurs"

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Les 18 métiers "porteurs" identifiés par le Forem sont ceux pour lesquels on conjugue un nombre élevé d’offres et un fort taux d’insertion.

Après les métiers en pénurie et les fonctions critiques, voici les métiers "porteurs". Dans cette nouvelle catégorie élaborée par le Forem (l’office régional de l’emploi en Wallonie), on retrouve 18 métiers. Parmi ceux-ci: architecte d’intérieur, infirmier, soudeur, laborantin ou assistant commercial.

Ce sont des métiers qui sont fort demandés par les employeurs. Ils ne sont pas vraiment en pénurie, puisqu’il y a des candidats pour remplir les postes vacants. Ils ne sont pas non plus codifiés et encadrés comme les métiers en pénurie et les fonctions critiques. Chaque année, le Forem dresse une liste des métiers en pénurie et des fonctions critiques. Les demandeurs d’emploi qui acceptent de suivre une formation dans un de ces métiers sont dispensés de contrôle et peuvent prétendre à une prime de 350 euros net à la fin de la formation. Une personne étrangère peut obtenir plus facilement un permis de travail si c’est pour occuper un poste défini comme critique ou en pénurie.

Parmi les métiers en pénurie, le Forem mentionne les exemples suivants: ouvrier de voirie, chaudronnier tôlier, boucher, couvreur, technicien d’installation et de maintenance industrielle.

Parmi les métiers en pénurie, le Forem mentionne les exemples suivants: ouvrier de voirie, chaudronnier tôlier, boucher, couvreur, technicien d’installation et de maintenance industrielle. Pour ces métiers, la réserve de candidats est clairement insuffisante par rapport au nombre d’offres sur le marché du travail.

En ce qui concerne les fonctions critiques (le Forem en identifie 64), les offres d’emploi sont moins facilement ou moins rapidement satisfaites. On y trouve par exemple les métiers de boulanger, délégué commercial, poseur de châssis, portes et fenêtres.

Emploi garanti

Pour les métiers dits "porteurs", la tension entre l’offre et la demande sur le marché du travail est encore moins importante. Ce sont néanmoins des métiers pour lesquels on conjugue un nombre élevé d’offres et un fort taux d’insertion. Autrement dit, celui qui se lance dans cette filière est assuré de trouver un emploi et pourra en outre tabler sur de belles perspectives.

La plupart des métiers porteurs existent depuis longtemps mais évoluent rapidement.

"Nous gérons environ 450.000 offres d’emploi par an et, dans le top 20 des métiers les plus recherchés, 13 sont des métiers porteurs", précise l’administratrice générale du Forem, Marie-Kristine Vanbockestal, dans les colonnes du journal Le Soir.

La plupart des métiers porteurs sont des professions qui existent depuis longtemps mais qui sont en train d’évoluer avec la digitalisation. C’est le cas des métiers de laborantin ou de statisticien, par exemple.

Il ne faut pas les confondre avec les métiers "d’avenir" proposés par le Forem. Ce sont des nouveaux métiers qui vont apparaître dans les prochaines années ou des métiers d’aujourd’hui dont le contenu va radicalement évoluer dans le futur. Ces mutations sont également à mettre en rapport avec la digitalisation de certains secteurs. C’est le cas par exemple du dessinateur industriel, du data scientist ou encore du médiateur numérique.

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