Publicité
Publicité

Information judiciaire ouverte après des dérapages lors d'un baptême étudiant

©Photo News

Une information judiciaire a été ouverte pour une suspicion de traitements dégradants et attentats à la pudeur qui auraient été commis à Louvain-la-Neuve, lors de cérémonies de baptêmes estudiantins. L'UCLouvain envisage le dépôt d'une plainte.

L'ouverture d'une information judiciaire a été requise par le parquet concernant des faits présumés de traitements dégradants et attentats à la pudeur perpétrés en octobre au sein de la Maison des athlètes francophones (MAF), cercle estudiantin de la faculté des sciences de la motricité, lors des cérémonies de baptême des étudiants.

"Nous procédons actuellement aux auditions des victimes et des auteurs présumés des faits", précise le procureur du Roi, Jean-Claude Elslander. "Nous avons décidé de lancer cette information après avoir été averti par la police de la fermeture du cercle et de la raison de celle-ci. Des rumeurs ont circulé et nous tentons d'en analyser la véracité."

"Entendez qu'il n'y aurait pas eu de scènes de viol comme certaines rumeurs le laissaient entendre."

Selon les résultats des premières auditions, les rumeurs les plus graves ne seraient pas avérées. "Entendez qu'il n'y aurait pas eu de scènes de viol comme certaines rumeurs le laissaient entendre. Nous ne sommes actuellement qu'au début de l'enquête et nous tentons de déterminer avec précision ce qu'il s'est réellement passé dans ce cercle estudiantin", conclut le procureur brabançon.

De son côté, l'Université catholique de Louvain s'est réservé le droit de déposer plainte contre les auteurs. Les faits remontent au 11 octobre dernier et ont déjà donné lieu à plusieurs sanctions internes. La MAF est ainsi fermée et sa reconnaissance lui est temporairement retirée.

Sur les faits eux-mêmes, le vice-recteur aux Affaires étudiantes évite de rentrer dans les détails, les déclarations n'étant pour l'instant pas concordantes. Mais il évoque des atteintes à la dignité et au respect des personnes, des violences physiques - des gifles notamment - et des faits d'attentats à la pudeur.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés