Jan Jambon salue les Wallons, "des gens plus adultes qui prennent leur destin en main"

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À l’occasion des discours officiels des Fêtes de Wallonie, le ministre-président flamand, a salué les propos tenus par les socialistes Jean-Claude Marcourt et Elio Di Rupo.

Présent au parlement wallon à l'occasion des discours officiels des Fêtes de Wallonie, le ministre-président flamand, Jan Jambon, a salué les propos tenus tant par le président de l'assemblée Jean-Claude Marcourt que par le ministre-président wallon Elio Di Rupo.

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Les deux socialistes ont notamment appelé à ce que la Région prenne ses responsabilités, Jean-Claude Marcourt affirmant notamment que "les réformes institutionnelles n'ont aucune valeur intrinsèque. Elles ne sont là que pour améliorer le fonctionnement de l'Etat et de ses différentes composantes au service de la qualité de vie des citoyens."

Ces discours m'ont beaucoup plu
Jan Jambon
Le ministre-président flamand

"Ces discours m'ont beaucoup plu. Je suis heureux de voir des gens plus adultes qui veulent prendre leur destin en mains", a affirmé Jan Jambon à l'issue de la cérémonie officielle.

"La Wallonie ne doit pas craindre de prendre ses responsabilités"

"Nous ne devons pas craindre de prendre nos responsabilités et d'assurer les compétences dont dépend notre avenir. Les réformes institutionnelles n'ont aucune valeur intrinsèque. Elles ne sont là que pour améliorer le fonctionnement de l'Etat et de ses différentes composantes au service de la qualité de vie des citoyens", a martelé le président du parlement wallon, Jean-Claude Marcourt, samedi, lors des discours officiels des Fêtes de Wallonie.

"Je me garderai, ici, d'aborder les discussions et les négociations qui concernent un autre niveau de pouvoir. Je crois cependant qu'il est de mon devoir de président du Parlement de Wallonie de dire que la négation de l'autre, le mépris de l'autre, ne constituera jamais une base solide pour bâtir une politique au service de l'ensemble de la population, avec une attention particulière pour les moins favorisés de celle-ci", a poursuivi M. Marcourt. "Le respect, qui est le ferment d'une vie en commun harmonieuse, vaut tant pour les relations entre personnes qu'entre institutions", a-t-il ajouté.

"Il y a 40 ans, la deuxième réforme de l'Etat instituait les organes régionaux wallons et flamands. Il faudra toutefois attendre huit années supplémentaires, au terme de ce qui était alors la plus longue crise politique qu'ait traversée la Belgique - record largement battu depuis lors et à plus d'une reprise - pour voir la Région de Bruxelles-Capitale émerger et voir les Régions dotées de compétences nouvelles, l'économie notamment", a encore rappelé le président du parlement régional.

"Cela revient à dire qu'il aura fallu près de 30 ans pour que l'une des revendications majeures des grévistes de 60 - la maîtrise des leviers de son avenir - soit enfin entendue. La Wallonie a perdu 30 ans de redéploiement, 30 ans qu'elle continue à payer", a-t-il estimé.

Inévitablement marqué du sceau de la crise sanitaire - "qui ne doit pas conduire à ce que l'on s'accommode du rétrécissement de nos libertés et au début de laquelle certains ont pu ressentir que la Flandre regardait parfois avec méfiance si ce n'est avec dédain, les initiatives prises au sud" - le discours du président du parlement wallon sonne pourtant, et avant tout, comme une ode à la Région.

"Retrouvons le chemin de l'audace"

L'avenir de la Wallonie dépend de chacun de ses citoyens, a affirmé en substance le ministre-président régional Elio Di Rupo. "L'avenir de notre Wallonie dépend essentiellement de nos comportements, c'est-à-dire avant tout de notre mentalité, de notre volonté, de la confiance que nous avons en nous-mêmes", a égrainé Elio Di Rupo, succédant au pupitre au président de l'assemblée régionale, Jean-Claude Marcourt.

Nous aïeuls avaient réussi à faire de la Wallonie l'une des premières puissances économiques du monde. A leur instar, soyons déterminés à créer nous aussi de grandes choses.
Elio Du Rupo
Le ministre-président wallon

"Je pense que nous devons être plus ambitieux, plus créatifs, plus inventifs sur tous les plans. Nous aïeuls avaient réussi à faire de la Wallonie l'une des premières puissances économiques du monde. A leur instar, soyons déterminés à créer nous aussi de grandes choses. Avec nos moyens d'aujourd'hui, innovons, valorisons tous nos talents et allons de l'avant. Retrouvons le chemin de l'audace, de la prise de risque et de l'entrepreneuriat", a ajouté le ministre-président.

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