"L'immigration est une chance et une richesse"

©BELGA

Arrêter l'escalade du discours de haine et de racisme, telle est l'ambition d'Isabelle Simonis. La ministre de l'Egalité des chances et de la Jeunesse dénonce aussi la polémique actuelle sur le burkini alors que ce vétement est peu répandu sur nos plages.

Isabelle Simonis, ministre socialiste de l'Egalité des chances et de la Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, entend agir pour arrêter l'actuelle escalade du discours de haine et de racisme. Elle a expliqué au micro de Martin Buxant sur Bel RTL qu'elle lancera en novembre une vaste campagne de sensibilisation contre le racisme ordinaire.

"La démocratie est perdante. Nous avons une culture d'ouverture, de tolérance, et d'accueil. Et même si c'est compliqué aujourd'hui, l'immigration est une chance et une richesse. Il faut tout faire pour mieux se connaître." Cela passera aussi par le soutien de projets et une enveloppe de 1,4 million d'euros. La décision quant à la répartition de cette enveloppe sera prise jeudi lors de la rentrée gouvernementale. "150 projets ont été retenus cette année afin de faire rencontrer des publics qui ne se connaissent pas. Un accent a été mis sur la citoyenneté, sur la lutte contre le racisme et les femmes migrantes."

Autre point abordé par la ministre: le débat actuel sur le burkini.

"Comme ministre des droits des femmes, je ne me réjouis pas de voir des femmes porter le burkini, comme je ne me réjouis pas non plus de voir le corps des femmes présenté de façon bien étonnante parfois dans des publicités. Mais c'est une polémique malsaine. On fait un amalgame entre burkini, femmes musulmanes, et terrorisme. De plus, l'interdiction ne règle rien. Elle n'améliorera pas la condition des femmes et ne luttera pas contre le radicalisme."

Ce débat est selon Isabelle Simonis une façon de surfer sur un problème d'actualité qui ne nous concerne pas puisque nous rencontrons peu de burkinis sur nos plages. Elle souligne enfin que les partis qui ont revendiqué haut et fort l'interdiction du burkini se rendent compte que juridiquement il n'y a pas de chemin pour y arriver. "Je veux vivre demain dans une société démocratique. Une société où on ne m'impose pas ma manière de m'habiller et de penser."

Regardez ici l'intégralité de l'interview

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés