L'Olivier wallon fait la paix sur l'éolien

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De nouvelles tensions sont apparues cette semaine au sein de la majorité Olivier, au cours d'un débat au parlement wallon consacré au cadre éolien. Jeudi, Rudy Demotte, Jean-Marc Nollet et... Carlo Di Antonio pour le cdH ont voulu calmer le jeu face à la fronde de quatre députés PS et cdH, qui s'en étaient pris vertement au cadre de référence éolien, pourtant adopté par le Gouvernement.

"Bien sûr que nous en avons parlé, de ce tohu-bohu", a reconnu le ministre -président Rudy Demotte, interpellé sur la charge au bazooka des députés Stoffels et Eerdekens (PS), Fourny et Moucheron (cdH). " On a d'emblée mis les choses à plat pour réaffirmer si besoin la cohésion de l'équipe. Sans le moindre haussement de ton, ni la moindre friction. Nous avons examiné comment prévenir à l'avenir ce genre de débordement, sachant que les circonstances nous imposent aussi un peu de dignité. Les chefs de groupe de la majorité ont d'ores et déjà été avisés et invités à resserrer les rangs..."

Même volonté du ministre Di Antonio, qui incrimine la "nervosité" et n'entend pas dramatiser puisque l'incident s'est clôturé par une motion pure et simple. La mise au point satisfait en tout cas son collègue vice-président Jean-Marc Nollet qui avoue s'être "posé des questions". "Hier n'est pas aujourd'hui, l'appréhension s'est dissipée au Gouvernement de ce matin, en entendant les collègues et leur appel au resserrement...". L'apparente sérénité tranchait singulièrement avec la dramatisation de sa co-présidente de parti, Emily Hoyos qui, le matin, avait appelé les présidents du PS et du cdH à confirmer leur fidélité à l'accord de gouvernement de l'Olivier, leur posant implicitement la question de confiance.

Le défi de la troisième révolution industrielle

"Nos énergies doivent porter sur les enjeux majeurs, martèle Rudy Demotte : les conséquences de la crise structurelle, les nouvelles compétences, les enjeux budgétaires pour affronter les défis sociaux et environnementaux. Notre conseil à la majorité, c'est de travailler avec nous au défi de la troisième révolution industrielle. Elle nous impose de nous pencher sur des alternatives énergétiques qui puissent assurer une relative autonomie en intégrant les dimensions socio-environnementales du moment. "

Avant de dégager en touche à l'intention du MR, à nouveau, et d'un certain Didier Reynders: "resserrer les rangs, c'est aussi dans l'opposition, s'abstenir de diviser les francophones en prêchant l'équilibre budgétaire à tout prix au nord du pays."

Le ministre- président conteste toute hypocrisie dans ses explications. "La démocratie vit de ses frictions entre deux niveaux de pouvoir dont l'un contrôle et critique légitimement l'autre mais s'accordent au final. En l'occurrence, le ton était inattendu et déplacé ", juge-t-il tout en admettant avec son collègue Di Antonio qu'il a manqué du temps pour faire comprendre à leurs groupes la portée de la décision intervenue.

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