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La Banque nationale prend le contrôle d'Integrale

Le problème le plus criant d'Integrale est son taux de solvabilité qui doit être remis à flot. ©Valentin Bianchi / Hans Lucas

Échaudée par les tergiversations de son actionnaire principal Nethys, la Banque nationale place un trio à la tête de l'assureur liégeois, révèlent nos confrères du Soir. Cela fait plusieurs mois que la compagnie d'assurance vie est mise à l'encan.

Cela devait être la semaine décisive pour Integrale. Un énième conseil d'administration devait se pencher sur les offres des candidats acquéreurs ce mardi, avant une assemblée générale programmée vendredi. Le journal Le Soir indique cependant que ce mardi matin, un courrier de la Banque nationale de Belgique (BNB) est arrivé au siège social de l'entreprise à Liège pour lui annoncer qu'elle place un trio à la tête d'Integrale en remplacement du conseil d'administration et du comité de direction. Ce dernier conserve cependant la gestion journalière de la société.

Nethys est l'actionnaire majorité de l'assureur, avec 71% des parts entre ses mains et 20% supplémentaires via son fonds de pension Ogeo Fund. L'été dernier, l'intercommunale liégeoise avait indiqué mettre la compagnie en vente, car celle-ci n'entre plus dans ses activités stratégiques.

Trois candidats resteraient en lice pour mettre la main sur la compagnie: Monument RE, Athora et River Rock.

Le problème le plus criant d'Integrale est son taux de solvabilité qui doit être remis à flot. L'entreprise a besoin d'un apport de capitaux frais de l'ordre de 100 à 400 millions d'euros. Nethys, qui a déjà injecté des centaines de millions dans l'assureur et ne reverra sans doute jamais la couleur de son argent, a voulu arrêter les frais.

Trois candidats resteraient en lice pour mettre la main sur la compagnie: Monument RE, Athora et River Rock. Seul ce dernier, un gestionnaire d'actifs britannique, propose une solution qui maintient les activités de l'entreprise. Les deux autres offres sont issues de compagnies de réassurance qui sont plus intéressées par une vente "par appartements".

Commissaire spécial

Depuis des mois cependant, le dossier traîne. Alors qu'une décision devait intervenir avant les vacances de fin d'année, le conseil d'administration a repoussé l'échéance au 26 février. Or, il semblait qu'un actionnaire allait demander un nouveau de délai de deux semaines pour examiner plus encore les dossiers sur la table.

Le trio sera piloté par le commissaire spécial Kenneth Vermeire, un réviseur actif chez KPMG.

Un attentisme qui énerve non seulement les quelque 140 employés de la société, mais également la Banque nationale. En tant que régulateur du secteur des assurances, elle avait déjà envoyé un commissaire spécial au sein de l'entreprise en novembre afin de superviser le processus de vente. Ce mardi, la BNB a enclenché la vitesse supérieure et remplacé le comité de direction et le conseil d'administration par un trio piloté par le commissaire spécial Kenneth Vermeire, un réviseur actif chez KPMG.

Le conseil d'administration se réunissait une dernière fois ce mardi. Au moment de rédiger cet article, on ignore encore quelles seront les nouvelles échéances auxquelles Integrale devra répondre.

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