La caisse d’investissement wallonne dégage enfin un léger bénéfice

Après un démarrage pour le moins chaotique, la Caisse d’investissement de Wallonie est pour la première fois en boni. Elle dégage un surplus de 60.000 euros sur l’exercice 2013.


Pour l’opposition, c’était un "bidule", "une terrifiante machine à perdre de l’argent". Le 5e exercice de la Caisse d’investissement de Wallonie, lancée en 2009, tend à démentir ces propos. La société sort la tête de l’eau puisqu’elle dégage un boni de 60.000 euros. Modeste certes mais symboliquement significatif. "La tendance est bonne, concède Sébastien Durieux, président du comité de direction de la CIW. Au plus nous pouvons octroyer des prêts, au plus notre résultat s’améliore."


La Caisse a désormais prêté un total de 57 millions d’euros à une trentaine d’entreprises wallonnes. Elle a perçu 4,6 millions en intérêts, provenant de ces prêts mais aussi des placements de trésorerie. L’emprunt obligataire initial a apporté 81,6 millions d’euros à la CIW. Il génère des charges de 3,9 millions d’euros.


Partenariat avec Belfius


La structure devra toutefois gonfler son bénéfice, afin de compenser les pertes des quatre premières années (7,5 millions au total, soit près de 10% du montant de l’emprunt obligataire). Il faudra aussi en fin de course rembourser les souscripteurs.


Le démarrage de la CIW a été perturbé par les vives réserves de la Commission européenne, qui flairait des aides d’État déguisées à travers ce mécanisme. Finalement, elle peut fonctionner mais sans prêter l’argent directement aux entreprises.  La Caisse a alors dû trouver des partenaires financiers. Il s’agit en l’occurrence de la SRIW et de Sofinex (association Awex/Sowalfin pour soutenir le développement international des PME).


À la fin de l’année dernière, la CIW a conclu un accord avec l’invest de la Communauté germanophone et avec Belfius. Elle réserve une enveloppe de 35 millions pour alimenter un fonds, via lequel Belfius accentuera sa politique de prêts aux PME wallonnes. Cela complète l’offre des outils financiers wallons, qui interviennent en capital ou en prêts subordonnés plutôt qu’en crédit bancaire classique.


"Ce partenariat avec Belfius devrait nous apporter un volume significatif de dossiers et conforter ainsi notre niveau d’activité", souligne Sebastien Durieux. Il ajoute que la Caisse n’a à ce jour connu aucun défaut sur ses prêts, elle n’est donc pas le réceptacle des dossiers les plus boiteux que lui refileraient ses partenaires.
 

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