La Droite Populaire, nouveau parti à la droite du MR

Aldo-Michel Mungo, ancien président de La Droite. ©doc

La Droite Populaire est lancée par des ex du Parti Populaire et de La Droite. Ce parti compte présenter des listes pour les prochaines "législatives anticipées".

.Des anciens élus du Parti Populaire et de La Droite lancent un nouveau parti à la droite du MR. Baptisé "Droite Populaire", il tiendra son congrès fondateur le 22 septembre.

Le porte-parole, André Antoine, qui était attaché parlementaire d’Aldo Carcaci, seul élu du Parti Populaire lors de la précédente législature, qualifie ce nouveau parti de "libéral conservateur". "Ne dites pas "droite décomplexée", je n’aime pas ça. Disons "à droite", puisque le MR n’est quand même plus très à droite." La Droite Populaire se veut ouverte aux ouvriers, indépendants, etc. Elle axe son programme sur le socio-économique.

"On ne veut pas lister les problèmes des gens comme le faisait le Parti Populaire. On veut leur apporter des solutions. Leurs problèmes, les électeurs les connaissent…" Alors, au menu de la Droite Populaire, il y a l’augmentation du pouvoir d’achat, du salaire minimum, une réflexion sur l’âge de la pension, sur la sécurité…Transition écologique?Les aspects écologiques ne seront pas absents, nous promet le porte-parole. "Il faut prendre des mesures pour la planète, mais après avoir étudié toutes les analyses et pas uniquement celles du Giec."

Quelles mesures le tout jeune parti voudrait-il prendre en ce sens? "Il faut éliminer les plastiques du suremballage, mais en responsabilisant les gens. Il ne faut pas massacrer les grandes surfaces! Nous ne voulons pas faire de l’écologie au détriment de l’économie. Réfléchissons aussi à l’avenir énergétique. À la transition, sans entourer le nucléaire d’une psychose!" C’est dans cette optique que le parti veut pousser la Recherche & Développement.

Et quid de la migration? "On ne veut pas prôner la haine, insiste directement André Antoine. Si un migrant est accepté, il peut rester. S’il est refusé, il doit partir et non se perdre dans la nature. Mais ceux qui viennent doivent contribuer au bien-être social, pas imposer leurs vues. Cela n’a rien à voir avec la religion, qui est un ‘truc’personnel."

Le porte-parole insiste bien sur les distances prises avec le parti Populaire dont il vient. "On ne veut plus de membres avec des positions d’extrême droite, plus néfastes qu’autre chose, qui sont là juste pour leur titre et leur propre personne."

La Droite Populaire sera dirigée par deux coprésidents, la conseillère communale de Herstal Vanessa Cibour (ex-PP) et Aldo-Michel Mungo (ancien président de La Droite). Pas de trace de Claude Moniquet, pourtant contacté pour rejoindre le projet. "Il croit que je suis d’extrême droite et qu’il a l’apanage de la droite", glisse le porte-parole de la Droite Populaire.Après son congrès du 22 septembre, la Droite Populaire compte aller vite. En effet, ce nouveau parti veut présenter ses premières listes "pour les élections anticipées." 

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