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La FGTB wallonne en faveur de la prolongation du nucléaire

©Photo News

Jean-François Tamellini parle d'un état d'urgence économique face à la hausse des prix de l'énergie et plaide pour la prolongation d'un réacteur atomique.

La FGTB wallonne entend repartir au combat. À l’occasion de sa rentrée politique, son secrétaire général Jean-François Tamellini relance une série de messages. Ses premiers mots vont à l’égard "d’une droite libérale et patronale" qu’il juge "ingrate et odieuse". Il en veut pour preuve les dernières déclarations. "Nous avons une droite qui a bénéficié de la solidarité pendant la crise et nous avons aujourd’hui le retour du bâton de la droite avec des déclarations sur les sanctions ou sur l’exclusion des demandeurs d’emploi par rapport aux pénuries. Il y a aussi ceux qui veulent toucher à l’index ou en appellent à l’austérité. C’est pour cela que je parle d’une droite ingrate et odieuse alors qu’il y a peu nous avions une droite qui reconnaissait le rôle des travailleurs et du service public."

"Nous avons une droite qui a bénéficié de la solidarité pendant la crise et nous avons aujourd’hui le retour du bâton avec une droite ingrate et odieuse."
Jean-François Tamellini
Secrétaire général de la FGTB wallonne

Mais pour le patron du syndicat socialiste, tous ces propos ne doivent pas mettre entre parenthèses une série d’urgences. Il pointe par exemple les jeunes "qu’on menace de sanctions en cas de refus de deux offres d’emploi", la pension à 67 ans, l’importance de la redistribution de la richesse. "Si on redistribue mieux des richesses, on crée de la cohésion sociale, on récupère des moyens pour des projets qui ont du sens pour la planète et on éradique l’extrême droite."

Un frein à l'investissement

 Face à ces urgences, la FGTB met en avant une série de propositions comme une réduction collective du temps de travail, une réorientation des incitants publics "afin d’en finir avec les effets d’aubaine". Jean-François Tamellini plaide aussi pour une discussion avec les banques afin de neutraliser temporairement les taux d’intérêts liés au remboursement de la dette wallonne. "Cela permettrait à la Wallonie d’économiser 600 millions d’euros."

"Nous ne sommes pas prêts à ce stade pour fonctionner sans au moins un réacteur."
Jean-François Tamellini
Secrétaire général de la FGTB

Il est aussi beaucoup question de la hausse des prix de l’énergie. En faveur de la transition énergétique, la FGTB wallonne se positionne aujourd’hui pour la prolongation d’un réacteur nucléaire. "Nous ne sommes pas prêts à ce stade pour fonctionner sans au moins un réacteur. Pour qu’un investisseur investisse, le premier critère aujourd’hui, c’est le prix de l’énergie. En Belgique, on est plus cher par rapport à d’autres pays. Et la Wallonie est plus chère par rapport à la Flandre. Il faut envoyer un signal. Nous attendons que le gouvernement wallon s’exprime à ce sujet et envoie un signal au Fédéral pour dire qu’on n’y arrivera pas. Nous sommes dans un état d’urgence économique." Et d’ajouter une  nuance dans cette prolongation du nucléaire. "Elle doit se faire à travers un pôle public."

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