La participation de Nethys dans Socofe en passe de tomber sous 50%

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L’apport des participations détenues dans Publigaz et Publi-T par les intercommunales wallonnes à Socofe est en passe d’être réalisé. Nethys verrait ainsi son poids dans l’actionnariat de Socofe tomber à 48%.

C’est à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration d’Enodia de ce jeudi, apprend-on à bonne source. Socofe, la société destinée à fédérer les intérêts des actionnaires communaux wallons dans l’énergie, serait sur le point de recueillir les participations détenues par des intercommunales wallonnes dans Publigaz et Publi-T, en l’échange de parts de Socofe équivalentes.

A l’heure actuelle, Nethys détient, à la fois directement et indirectement, 58% de Socofe.

Publigaz et Publi-T réunissent les participations dans l’énergie des communes belges et sont les actionnaires de référence de Fluxys et d’Elia, les gestionnaires du réseau de transport de gaz et du réseau de transport d’électricité en Belgique. Socofe détient 20% de Publi-T, qui possède 45% d’Elia et 22% de Publigaz, qui regroupe 77% des parts de Fluxys.

À son tour, Socofe est détenue directement à 32% par Nethys, et indirectement à 26%, via NEB Participations, elle-même filiale à 70% de Nethys. A l’heure actuelle, Nethys, filiale d’Enodia, détient donc, à la fois directement et indirectement, 58% de Socofe. Après l’opération, ce chiffre tomberait à 48%, d’où son adjonction à l’ordre du jour du CA d’Enodia.

Un outil wallon spécialisé

Le cœur de l’opération réside dans l’apport à Socofe des participations détenues par des intercommunales wallonnes dans Publigaz et Publi-T. Précisément, les intercommunales pures de financement hennuyères (IPFH), l’IPF pour la province du Luxembourg (Sofilux), l’IPF de Namur (Idefin) et l’intercommunale d’étude et de gestion de Mouscron et Comines-Warneton (IEG) ont décidé d’apporter leurs participations dans Publigaz et Publi-T à Socofe, en l’échange de parts dans la société. Seules l’IPFBW, l’IPF du Brabant wallon, et Finimo, l’IPF de Verviers, ne souhaitent pas prendre part à l’opération, afin de conserver les dividendes perçus.

"Il n’y a aucune liaison entre l’affaire Nethys et l’apport en participations des intercommunales."
Claude Grégoire
Directeur général de Socofe

"Cela a du sens de regrouper les participations au niveau de la Région wallonne", explique Claude Grégoire, le directeur général de Socofe. "Socofe deviendra l’outil wallon spécialisé qui réunira les parts en Publigaz et Publi-T et, donc, en Fluxys et Elia, pour mieux défendre les intérêts wallons face aux partenaires flamands et bruxellois déjà regroupés au sein de structures uniques", poursuit-il. Il est vrai que, suite à l’opération, Socofe deviendrait propriétaire de la quasi-totalité des participations de la Région wallonne dans Publigaz et Publi-T, soit environ 30% (contre autour de 20% aujourd’hui).

Reste encore la question de la baisse de participation de Nethys. Il reviendra au conseil d’administration d’Enodia de déterminer, ce jeudi, si la formulation d’un avis conforme, tel qu’il est prévu dans le code de la démocratie locale et de la décentralisation, s’applique à ce cas de figure. Ignorant la teneur de l’ordre du jour du CA d’Enodia, Claude Grégoire tient tout de même à préciser que ce projet d’apport n’est pas nouveau. "C’est une opération qui est examinée depuis deux ans. Il n’y a aucune liaison entre l’affaire Nethys d’octobre dernier et l’apport en participations des intercommunales."

De son côté, Socofe tiendra son assemblée générale le 19 décembre prochain, à l’issue de laquelle l’opération sera rendue effective.

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