La SRIW affine sa stratégie pour ses 40 ans

©Photo News

L’outil économique wallon va scanner ses participations à l’aune de trois critères: la transition énergétique, le numérique et l’économie circulaire.

De mémoire de journaliste et même selon les autorités présentes, la dernière conférence de presse de la Société régionale d’investissement de Wallonie devrait remonter… à sa création il y a 40 ans. Au-delà de la boutade, la SRIW n’est en effet pas très portée sur la communication, ce qui ne signifie pas qu’elle ne fait rien. La SRIW en 2019, c’est 200 participations et 211 prêts octroyés, soit plus de 42.000 emplois concernés dans les entreprises bénéficiaires, en Belgique et à l’étranger.

Bon an mal an, son portefeuille est évalué à près de 800 millions d’euros. Mais depuis le récent apport en nature de participations détenues directement par la Région wallonne (FN, Ethias, Sonaca et Safran), il atteint aujourd’hui 2,3 milliards d’euros. Côté revenus, Olivier Vanderijst, le président du comité de direction de la SRIW escompte quelque 75 millions en intérêts et dividendes et table sur 28 millions de plus-values.

"Nouvelle stratégie ne veut pas dire que nous abandonnons les industries de base."
Olivier Vanderijst
Président du Comité de direction de la SRIW

Et en guise de "crise de la quarantaine", la SRIW s’offre une nouvelle stratégie. Rien d’absolument révolutionnaire mais une manière de fixer les priorités dans le choix des investissements et de mettre la démarche de l’outil économique dans l’air du temps. Les participations seront analysées à l’aune de trois approches transversales: la transition énergétique, la révolution numérique et l’économie circulaire.

La triple approche s’appliquera donc aussi aux participations existantes, menant à un diagnostic et éventuellement à un plan d’actions pour (re-)mettre les entreprises dans les clous. "Ces critères doivent faire partie de la stratégie des entreprises dans lesquelles nous investissons et cela fera partie de l’analyse de risque global. La cogénération à partir des déchets de l’industrie de transformation primaire du bois fait aujourd’hui partie intégrante du modèle des acteurs de ce secteur dont nous sommes partenaires. Sans cela, ils n’auraient probablement pas survécu", note Marc Tinant, président du conseil d’administration.

Multisectoriel

Pour le reste, la SRIW réaffirme sa vision d’investisseur à long terme multisectoriel. "Le critère principal est la création de valeur ajoutée et d’emplois en Wallonie, peu importe le secteur. Nouvelle stratégie ne veut pas dire que nous abandonnons les industries de base au profit des secteurs uniquement technologiques par exemple", avertit Vanderijst.

La nouvelle stratégie s’appuiera sur 7 piliers: les sciences de la vie ("Nous devons passer d’un investisseur suiveur à un investisseur prescripteur!", note Vanderijst); les infrastructures énergétiques (la SRIW a été pionnière dans l’éolien offshore); les entreprises coopératives via la Sowecsom et une approche spécifique; des appels à projets pour créer des écosystèmes; la transmission d’entreprises, pour en assurer l’ancrage wallon; les deeptechs, de manière à faire émerger de futures licornes et enfin le co-controle d’entreprises.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés