La "tirette" pour les communales de 2018 en Wallonie

(© Christophe Vandercam)

Le parlement wallon a décidé de rendre obligatoire l'alternance hommes-femmes sur les listes électorales.

La Commission des Affaires intérieures du parlement wallon a approuvé mardi à l'unanimité une proposition de décret qui instaure le principe dit de la "tirette" sur les listes électorales pour les provinciales et communales. Lors du scrutin de 2018, hommes et femmes devront figurer en alternance sur les listes.

Déposé juillet 2012 par Ecolo, le texte a reçu la signature des trois autres groupes politiques. Il s'inscrit dans une longue série initiée en 1994 lorsque fut imposée l'obligation d'inscrire au moins un tiers de candidat de sexe différent sur les listes. La parité (ou plutôt l'interdiction d'un écart supérieur à un entre le nombre de candidats de chaque sexe) a suivi en 2002, assortie d'une obligation d'alternance entre homme et femme aux deux premières places. Un décret wallon a transposé le principe pour les communales en provinciales en 2005.

L'obligation d'une stricte alternance n'existait néanmoins pas encore. Seuls certains partis, dont les Verts, l'appliquaient volontairement pour leurs listes. En mars 2012, le parlement bruxellois a approuvé une proposition d'ordonnance imposant la "tirette" pour les communales et provinciales dans la capitale. Mardi, la Commission des Affaires intérieures du wallon lui a emboîté le pas.

"Les réformes législatives de 2002 ont montré leur efficacité", ont souligné les auteurs du texte.

Il leur a semblé toutefois nécessaire d'aller plus loin. A la suite des élections communales de 2006 en Wallonie, le nombres d'élus féminins n'atteignait pas 32% du total. En 2012, il est passé à 35%.

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