La Wallonie relance sa filière de managers publics

Le gouvernement wallon espère que "l’attractivité de la formation permettra d’attirer des personnes non issues de la fonction publique". ©BELGA

En relançant son certificat de management public, la Wallonie espère attirer des personnes du privé dans les hautes sphères de l'administration.

Souvent vue comme un gros paquebot, l’administration wallonne met le paquet pour se moderniser. Et les projets s’accumulent.  Dans les prochaines semaines, le Service public de Wallonie (SPW) devrait par exemple se doter d’un chief information officer ​pour piloter la digitalisation de l'administration. Une simplification de toutes les applications permettant aux citoyens d’introduire leurs demandes de subsides a aussi été lancée avec comme objectif de passer de 50 à une seule application visible pour les citoyens, et un logiciel identique pour l’ensemble des administrations du SPW.

1
application
Une simplification de toutes les applications permettant aux citoyens wallons d’introduire leurs demandes de subsides a été lancée avec comme objectif de passer de 50 à une seule application visible pour les citoyens.

Parallèlement à toutes ces initiatives, la ministre en charge de la Fonction publique, la libérale Valérie De Bue, vient de remettre sur les rails le certificat de management public, dont l'organisation était gelée depuis la fin 2014. Après différents rapports et évaluations des cursus, l’école d’administration publique pourra organiser une nouvelle session au second semestre 2021 pour l’accès aux emplois soumis au régime des mandats au sein de la Communauté française et de la Région wallonne.

Urgence pour remplir les postes

Derrière ce certificat, qui finalement n’aura vécu que deux cycles entre 2013 et 2014, c’est tout le pilotage de l’administration wallonne qui se joue. Les candidats qui obtiennent ce diplôme sont versés dans un pool de personnes susceptibles de postuler à une fonction soumise à mandat au sein de l’administration wallonne.

Actuellement, 145 personnes se trouvent dans le pool de candidats mandataires. Un chiffre jugé insuffisant. "Parmi ces 145 candidats, 20 sont pensionnés, il reste donc à ce jour 125 candidats pouvant postuler à un emploi à pourvoir par mandat. Notons que sur les 125 membres actuels du pool, 40 n’ont pas été candidats à un poste à mandat lors des appels à candidatures lancés par les gouvernements en 2019 et 2020."

Voilà donc pour la situation et les prochaines années s'annoncent difficiles si rien n’est fait. "En cours de législature, un certain nombre de mandats vont être ouverts en Région wallonne par l'effet de l'application de l'extension du principe du mandat aux fonctions d'inspecteur général. Suite aux appels à candidatures lancés en 2019 et 2020, on a dénombré 13 emplois en Communauté française et 3 emplois en Région wallonne qui n’ont pas pu être attribués par mandat. Et lors de la prochaine législature, ce sont au moins 120 postes qui seront à pourvoir."

"Il est indispensable au cours de cette législature de relancer plusieurs cycles de formation afin d’alimenter le pool de candidats, de permettre une véritable sélection des candidatures."
Cabinet de la ministre de la Fontion publique

D’après le cabinet de la ministre, il y avait donc urgence de relancer la machine. "Il est indispensable au cours de cette législature de relancer plusieurs cycles de formation afin d’alimenter le pool de candidats, de permettre une véritable sélection des candidatures, notamment via l’audition des candidats, et d’éviter ainsi qu’à moyen terme, certains postes à mandat ne soient pas pourvus faute de candidats."

Encore beaucoup de travail avant la rentrée des classes

Ce feu vert politique n’est cependant qu’un point de départ. Si le nouveau programme de formation sera donné sur minimum 170 heures et anticipé par une sélection plus rigoureuse des candidats, il reste à ses organisateurs à établir le programme de formation, fixer le contenu des épreuves de sélection à la formation et au final sélectionner les candidats. Le gouvernement espère de son côté que "l’attractivité de la formation permettra d’attirer des personnes non issues de la fonction publique".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés