La Wallonie se dote d'une agence de la dette

©BELGA

Remanié en dernière minute par le ministre du Budget Jean-Luc Crucke (MR) suite à la perte de la majorité de l’exécutif au Parlement et certaines réticences émises par l’opposition dans la version initiale, le projet de création d’une Agence de la dette a été validé par le gouvernement wallon MR-cdH ce jeudi.

Initialement imaginée au sein d’une structure regroupant la Cellule fiscale d’expertise et de support stratégique et la Cellule d’information financière, "le gouvernement wallon a finalement – face à l’évolution récente de la situation politique et devant l’urgence d’une professionnalisation en la matière décidé de créer une cellule administrative chargée de la gestion de la dette au sein du SPW et, plus spécifiquement, d’étoffer les équipes actuelles", pointe le cabinet Crucke.

21 milliards à gérer

"L’amélioration de la qualité de gestion de la dette wallonne peut conduire à une économie de l’ordre de 10,4 millions par an."
cabinet Crucke

La mission de cette agence est évidente. Face à une dette globale de la Région wallonne qui oscille autour des 21 milliards d’euros, cette cellule doit permettre au prochain gouvernement issu des élections du 26 mai d’établir une trajectoire de désendettement de la Wallonie et une gestion optimale de ses emprunts. Outre le financement de la dette régionale et la gestion des opérations de placements et d’emprunts à court et à long termes, cette agence accompagnera les unités d’administration publique (UAP) et les personnes morales de droit public qui dépendent de la Région dans leur problématique de financement.

Pour illustrer les plus-values d’une telle agence, et sur la base de ce qui a été fait au Fédéral, le cabinet Crucke pointe cet exemple. "L’amélioration de la qualité de gestion de la dette directe wallonne peut conduire à une économie de l’ordre de 10 points de base (0.1%), ce qui sur une dette directe (hors dette des UAP) de 10,4 milliards représente un gain potentiel de 10,4 millions par an."

Cette modernisation doit enfin redorer le blason wallon auprès des agences de notation. Pour rappel, compte tenu de son taux d’endettement élevé, la Wallonie a connu une dégradation de sa note financière en mars 2017, Moody’s faisant passer la Région du niveau A1 au niveau A2.

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