Publicité

Le covid safe ticket obligatoire en Wallonie d'ici fin octobre

Elio Di Rupo (PS), ministre-président du gouvernement wallon. ©Photo News

Le pass sanitaire sera obligatoire à partir de 16 ans pour accéder, entre autres, à l'horeca, aux discothèques ou à l'événementiel.

Après un dernier round de discussions politiques cette semaine, le gouvernement wallon a officialisé ce jeudi sa décision d’appliquer l’usage d’un covid safe ticket (CST) en Wallonie. Après Bruxelles, où l’usage du CST entrera en vigueur à partir du 1er octobre, la Wallonie lui emboitera le pas. "Cette mesure doit permettre d’éviter l’aggravation des contaminations et, ce faisant, la prise de mesures plus restrictives", justifie le gouvernement wallon.

Dès 16 ans, sauf...

"Il sera nécessaire pour tous les citoyens à partir de 16 ans (...), les participants aux évènements de masse, pour lesquels le CST sera requis à partir de 12 ans."
Gouvernement wallon

Sans préciser la date exacte de l'entrée en vigueur du CST en octobre, qui dépendra de la rédaction d'un décret et de la validation du texte par le Conseil d’État, ce pass sanitaire sera obligatoire au minimum jusqu'à la fin de l'année pour accéder à l'horeca (à l’exception des terrasses), aux discothèques, à l'évènementiel, aux centres sportifs et les centres de fitness, aux hôpitaux, aux maisons de repos et de soins.

Pour certains secteurs comme les foires commerciales et congrès, les établissements des secteurs culturel, récréatif et festif, ou les évènements de masse, le CST s’appliquera obligatoirement à partir de 50 personnes en intérieur et 200 personnes en extérieur. En dessous de ces jauges, le CST peut être utilisé sur base volontaire.

"Il sera nécessaire pour tous les citoyens à partir de 16 ans, à l’exception des visiteurs des hôpitaux, des maisons de repos et des maisons de repos et de soins et les participants aux évènements de masse, pour lesquels le CST sera requis à partir de 12 ans", résume le gouvernement PS-MR-Ecolo.

Fracture dans la ligne du MR

Sur le front politique, "la position du gouvernement wallon ne s’est pas faite de deux partis contre un. Il n’y a pas eu d’opposition", explique un libéral. L’usage du CST avait notamment reçu ces dernières heures l’appui de Willy Borsus, le vice-Premier ministre libéral du gouvernement wallon.

"La position du gouvernement wallon ne s’est pas faite de deux partis contre un. Il n’y a pas eu d’opposition."
Un libéral

Cette ligne libérale wallonne contraste donc avec celle adoptée au sommet du parti en Région bruxelloise où, dans l’opposition, le MR reste opposé à l’usage du CST. "Le MR reste réticent et prudent par rapport au CST mais la multiplication d’initiatives locales (à Liège) rendait nécessaire la mise en œuvre d’un cadre wallon afin de préserver les droits fondamentaux et avoir des balises claires et cohérentes", a réagi Georges-Louis Bouchez, le président des libéraux francophones, sur Twitter. Début septembre, ce dernier avait encore assuré, sur le même réseau social, qu'aucun gouvernement MR n'appliquerait ce CST.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés