Le financement sportif sera supra-communal en Wallonie

©Kristof Vadino

Le ministre des Sports, Jean-Luc Crucke, va revoir les règles qui encadrent le subventionnement des infrastructures sportives en Wallonie.

Pointée du doigt par la Cour des comptes par rapport au caractère inégalitaire dans l’accès aux infrastructures sportives pour les citoyens et face à des demandes qui explosent alors que la trésorerie wallonne n’est pas expansible à souhait, la Wallonie va revoir le mécanisme de subventionnement des infrastructures sportives situées sur son territoire.

En présence de nombreux bourgmestres réunis à Namur mercredi, Jean-Luc Crucke (MR), le ministre libéral en charge des infrastructures sportives en Région wallonne, a tracé les grandes lignes du nouveau décret qui encadrera les subventions sportives dont le gâteau s’élève à plus de 42,7 millions d’euros pour 2020.

42,7
millions €
L’enveloppe wallonne dédiée aux subsides sportifs se monte à 42,7 millions en 2020.

D’ores et déjà, une grande nouveauté semble s’imposer: la supra-communauté. À l’avenir, une commune seule ne pourra plus mener de front un projet, particulièrement dans les zones rurales. "Seule, une commune ne peut rien même si elle a tous les rêves", a souligné le ministre qui voit dans ces partenariats entre communes un moyen de "garantir aux citoyens un accès aux activités sportives et un moyen d’optimiser les deniers publics".

Concernant le décret qui sera amené à révision dans les prochains mois, le ministre rappelle que le texte a plus de 20 ans. "Ce texte va être amené à évoluer. Mais avant toute chose, nous voulons écouter les communes auxquelles nous allons demander de réfléchir sur leur politique sportive et sur le maillage possible au niveau de l’arrondissement au cours des 10 prochaines années." Pour accompagner les communes dans leur réflexion, les bourgmestres seront aidés, jusqu’à l’été, par les présidents des collèges provinciaux à qui le ministre a confié une mission d’intermédiaire afin que puissent être dressées des listes de priorités. D’ici là, une note d’intention sera déposée au gouvernement le mois prochain et probablement validé par le Parlement en janvier 2021.

Pour prétendre aux subventions, les communes devront répondre à une série de critères d’éligibilité (respect des valeurs éthiques, accessibilité des lieux, performance énergétique des bâtiments,…) ainsi que des critères de priorités (degré d’urgence, partenariats avec différents acteurs, maillage territorial assuré, supra-communalité, mobilité,…).

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