epinglé

Le gouvernement wallon cherche l'inspiration pour son nouveau plan

Le train gouvernemental wallon n’a pas encore réussi à se mettre en marche. Pour certains, ce serait dû à la mise en place trop tardive de l’équipe dirigée par le ministre-président Elio Di Rupo. ©Photo News

Que fait le gouvernement wallon? La question est forcément sournoise, voire un brin provocatrice. Elle appelle aussi à la curiosité. Et depuis quelques semaines, elle alimente les travées du Parlement wallon et les interrogations des observateurs politiques. À raison?

Jusqu’ici, on ne peut pas vraiment dire que le gouvernement wallon ait brillé par sa présence. Hormis le très médiatisé dossier Nethys, qui mobilise le ministre Dermagne depuis le lendemain de sa prestation de serment, le train gouvernemental n’a pas encore réussi à se mettre en marche.

Certains le justifient par la mise en place trop tardive de l’équipe dirigée par le ministre-président Elio Di Rupo. On ne peut évidemment pas leur donner entièrement tort. D’autres ministres sont, eux, actifs et tentent tant bien que mal de faire vivre leur politique en organisant ici et là une conférence de presse. C’est vrai aussi.

Mais derrière toutes ces circonvolutions, on ne nous empêchera pas de penser que ce gouvernement manque d’âme.

Un bon début, pourtant

Tout était pourtant agréablement bien parti en septembre. Face à la presse, les nouveaux ministres présentaient leur plan de transition articulé autour du triptyque Environnement, Économie et Social. Pour attirer le chaland, l’exécutif wallon a lié ce plan de transition à un investissement de près de 4 milliards d’euros sur l’ensemble de la législature allant même jusqu’à braver les règles européennes et repousser l’équilibre budgétaire.

Le gouvernement wallon recherche un nom fédérateur pour rendre son plan de transition plus sexy et assurer le service marketing après le plan Marshall.

Tout était donc bien parti et derrière le plan de transition, certains y voyaient une inspiration positive pour la Wallonie et son avenir. Booster l’emploi chez les jeunes, reboiser les forêts, améliorer le taux d’emploi, lutter contre la pauvreté, rénover les logements publics, isoler massivement les habitations, améliorer la mobilité… Toutes ces mesures rassemblées dans un shaker ont un côté mobilisateur et inspirant. Elles pourraient même jouer un rôle crucial dans le redéploiement de la Wallonie et sa capacité à encaisser le choc de la fin des transferts dès 2024.

Un peu de marketing

Reste à trouver la bonne inspiration pour vendre la sauce et l’ancrer dans les chaumières wallonnes. C’est ce que tente le gouvernement wallon qui recherche un nom fédérateur pour rendre son plan de transition plus sexy et assurer le service marketing après le plan Marshall. L’avis de recherche est lancé.

Le nom du plan doit être à la fois fédérateur, moderne, jeune et environnemental, sans être trop anglophone ou trop francophone, et mobiliser aussi les entreprises… Bref un nom comme "Inspire"! (Mais bon, le dernier mot reviendra à Elio Di Rupo.)

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect