Le MR envoie au tapis le volet gouvernance du Pacte d'excellence

©Thierry du Bois

C'est la fin des négociations entre le MR et ses partenaires du PS et du cdH sur le volet gouvernance du Pacte d'excellence. Les discussions devraient par contre continuer sur d'autres dossiers comme la mise en place du tronc commun.

Les libéraux ont donné un fameux coup de pied dans le château de cartes du Pacte d’excellence ce lundi. Le conseil du MR a en effet enlevé à la cheffe de groupe Françoise Bertieaux son mandat pour négocier avec le PS et le cdH un des points gouvernance du pacte, à savoir celui de la scission des rôles "pouvoir organisateur" et "pouvoir régulateur" en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le projet en discussion visait en effet à ôter de la tête de la ministre (en l'occurrence Marie-Martine Schyns) la casquette de "pouvoir organisateur" du réseau des écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles (athénées, hautes écoles, ...). Un principe qui tenait pourtant autant à coeur au MR qu’au cdH. Un peu moins au PS...

Ce projet était porté par la majorité PS-cdH et avait fait l’objet d’un texte adopté en conseil des ministres de la fédération.

Ce projet était porté par la majorité PS-cdH et avait fait l’objet d’un texte adopté en conseil des ministres de la fédération. L’objectif était de mettre fin à la double casquette qui était source de potentiels conflits d’intérêts et de partialité par rapport aux autres réseaux. Mais il nécessitait un vote à la majorité des deux tiers. PS et cdH s’étaient donc tournés vers le MR – partant pour l’aventure – pour concrétiser les éléments techniques du projet, et permettre donc son approbation.

Mais, après avoir pris connaissance des avancées obtenues par Françoise Bertieaux, le Conseil du MR les a jugées insuffisantes. "Nous avions obtenu que l’enseignement supérieur et de promotion sociale soit aussi intégré dans ce projet de scission, ce qui n’était pas le cas. Cela permettait aussi de renforcer l’autonomie de ces établissements, ce qui était notre désir, explique Françoise Bertieaux. Mais... il y avait un mais.

La taille de la nouvelle structure proposée dans le projet est restée un obstacle à l’approbation du MR.

La taille de la nouvelle structure proposée dans le projet est restée un obstacle à l’approbation du MR. La nouvelle structure prévoyait à la base l’engagement de 130 personnes supplémentaires (ETP), en 480 équivalents temps plein. "On avait réussi à réduire les engagements de 50 personnes, mais cela reste un mastodonte qui ne se justifie pas pour gérer l’enseignement officiel qui ne représente que 13% des élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles, explique Bertieaux.

C’est injustifiable aux yeux de la population. Le MR a donc décidé. On arrête de négocier. Si rien ne bouge du côté du PS et du cdH, le MR n’apportera pas son appui au texte. PS et cdH devront alors se tourner vers les autres partenaires, dont Ecolo.

Cela remet-il en cause l’entièreté du Pacte d’excellence? Pas vraiment. L’échec de ces négociation va porter un coup dur au volet gouvernance du Pacte. Mais il ne devrait pas entraver l’avancée des autres dossiers, comme la mise en place du tronc commun par exemple.

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