Le PTB, un parti simpliste pas dangereux

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La percée du PTB dans les sondages démontre que l'extrême gauche affaiblit la gauche, a estimé dimanche le président du PS Paul Magnette, sur le plateau de la télévision publique.

La percée du PTB dans les sondages en Wallonie et à Bruxelles démontre que l'extrême gauche progresse aux dépens de la gauche, PS et Ecolo s'affichant en recul, a estimé dimanche Paul Magnette, dans le programme "L'Indiscret" de la RTBF.

Si un sondage "n'est qu'un sondage et ne reste que la photo d'une opinion à un moment donné alors que la campagne n'a pas commencé", Paul Magnette a assuré qu'il faudrait "se battre" pour expliquer l'action des socialistes.

Et pour cause, le président du PS le sait et le rappelle "quand l’extrême gauche progresse, la gauche s’affaiblit. Donc malheureusement quand on vote pour l’extrême gauche, on favorise la droite". 

"Le PTB est un parti simpliste, qui a capté une colère", reconnaît Paul Magnette, "et on la comprend tous, on n’est pas sorti de la crise économique et les gens sont inquiets". Mais le PTB n’est pas dangereux car il n’a rien à proposer.

Interrogé par la suite sur la mesure polémique de limitation du chômage dans le temps, le président du PS a assuré que cette mesure appartenait à un paquet de mesures tout à fait exceptionnelles imposées par le contexte de crises. "Il faudra donc revoir. Non pas pour que les gens se complaisent dans le chômage. Notre priorité, c’est l’emploi".

Paul Magnette a également détaillé l’opportunité des compétences régionales pour lancer un contrat de travail d'un an pour tous les jeunes sortant des études: "On a une grande opportunité. Jusqu’ici les mesures étaient fédérales (…) Il faut donc accompagner baisser les cotisations sociales pour les jeunes et en plus de ça, s’il n’a rien au bout de 18 mois, il faut lui donner son premier emploi".

Quant à la mise en œuvre concrète de ce contrat, Paul Magnette a affirmé que "beaucoup de chefs d’entreprise et de PME qui sont d’accord d’engager des jeunes, à la moitié du prix, et de lui donner une expérience. Accompagnée d’une baisse générale des cotisations, cela coûtera 50 millions d’euros. Tous les partis francophones sont d’accord".

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