"Le RER en Brabant wallon, c'était un peu comme le monstre du Loch Ness" (Charles Michel)

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Les travaux d'infrastructure du RER ont été relancés ce jeudi matin à Braine-l'Alleud sur la ligne entre Bruxelles et Nivelles. Ils doivent aboutir en 2031. Présent pour l'occasion, le Premier ministre Charles Michel a qualifié le RER en Brabant wallon de "monstre du Loch Ness".

Charles Michel s'est réjoui ce jeudi matin de la relance des travaux du réseau ferroviaire express régional (RER) sur la ligne 124 entre Bruxelles et Nivelles, la reprise des différents chantiers ayant été rendue possible par un financement complémentaire du gouvernement fédéral. "C'est un moment positif et optimiste! Vous savez que le RER en Brabant wallon, c'est un peu comme le monstre du Loch Ness. Ca fait des années et des années qu'on en parle!", a pointé celui qui est originaire de Wavre, dans cette même province.

"Vous savez que le RER en Brabant wallon, c'est un peu comme le monstre du Loch Ness. Ca fait des années et des années qu'on en parle!"
Charles Michel

Il a rappelé s'être battu avec son gouvernement pour débloquer un milliard d'euros afin de terminer ce chantier colossal. La reprise des travaux est importante car elle amène des perspectives d'amélioration de la fréquence et des infrastructures de certaines gares et quais, notamment pour l'accès des personnes à mobilité réduite, a souligné le Premier ministre.

"Dans un moment où il y a un appel puissant de cette jeune génération pour le climat, avoir cette capacité, qui est le fruit d'un travail de ces dernières années de relancer les travaux, c'est un signal optimiste", a-t-il relevé à l'égard des jeunes qui manifestent chaque semaine sur la question climatique.

Contrairement au passé, le financement des travaux est désormais garanti jusqu'à leur terme, a encore insisté Charles Michel.

Objectif 2031

"Le gouvernement wallon nous dit que c'est une question de jours."
Arnaud Reymann
Porte-parole d'Infrabel

Les travaux se feront tronçon par tronçon, avec pour but d'aboutir en 2031. D'ici 2024, des premiers trains circuleront toutefois déjà sur ce réseau express régional autour de la capitale. Les temps de parcours diminueront progressivement jusqu'à la fin du chantier. Les travaux de cette ligne 124 couvrent les trois Régions du pays. En fonction des tronçons, les demandes de permis d'urbanisme seront alors introduites auprès des autorités compétentes.

Sans l'octroi de ces permis, les travaux d'infrastructure risquent d'essuyer des retards. Trois permis sont encore en cours d'instruction: ceux des gares de La Hulpe, de Waterloo et de Braine-l'Alleud, d'après le cabinet du ministre wallon des Travaux publics Carlo Di Antnio (cdH). Introduits par Infrabel début 2018, ceux-ci seront bientôt présentés au gouvernement wallon, qui aura alors 60 jours pour statuer.

La société gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire se veut rassurante et évoque "un petit contretemps". Selon elle, cela ne posera pas de problèmes car il n'est pour le moment question que de travaux préparatoires. "Le gouvernement wallon nous dit que c'est une question de jours", assure Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel. Il souligne également que les demandes de permis en question ont été introduites en janvier 2018 et que les autorisations auraient déjà dû être délivrées il y a un mois.

Les travaux avaient débuté l'an dernier sur la ligne 161, entre Bruxelles et Ottignies, et reprennent à présent sur l'axe reliant la capitale à Nivelles. Ces derniers restent toutefois tributaires de l'obtention des permis d'urbanisme. Au total, sur ces deux lignes, environ 100 km de nouvelles voies seront construits. A ce jour, les infrastructures de deux des cinq axes du RER fonctionnent déjà: les portions entre Bruxelles et Hal, d'une part, et Louvain, d'autre part. Et sur le dernier axe, entre Denderleeuw et la capitale, les quatre voies sont mises en service sur presque l'intégralité du parcours.

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