Le télétravail va devenir structurel

©Photo News

Un collaborateur sur trois continuera à télétravailler après la crise. D’après une enquête de l’UWE et de SD Worx, tant les employeurs que les employés y trouvent leur compte.

Le Covid-19 a constitué un formidable coup d’accélérateur pour le télétravail. Le constat est une nouvelle fois confirmé par une enquête menée en juin 2020 par le secrétariat social SD Worx et l’Union wallonne des entreprises (UWE) auprès de 222 entreprises en Wallonie.

Premier constat: le télétravail, ça marche. Selon 92% des entreprises wallonnes interrogées, le télétravail se déroule aussi bien, voire mieux que prévu.

Deuxième constat: le télétravail va poursuivre son développement. Neuf employeurs sur dix vont continuer à offrir à leurs collaborateurs la possibilité de faire du télétravail. Ils n’étaient que 50% avant la crise. Quant au recours effectif au télétravail, il progresse également, puisque la proportion de travailleurs qui devraient continuer à travailler depuis leur domicile passe de 33 à 43%.

"Les collaborateurs sont demandeurs et les employeurs en voient les bénéfices."
Olivier de Wasseige
Union wallonne des entreprises

Les chiffres sont plus élevés dans le secteur des services et dans les PME de moins de 50 travailleurs où six collaborateurs sur dix font du télétravail. Deux employeurs sur cinq veulent augmenter le télétravail. "Les collaborateurs sont demandeurs et les employeurs en voient les bénéfices", observe Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l’UWE.

Un à deux jours par semaine

Troisième constat enfin: le télétravail est appelé à devenir structurel. Après la crise, une personne sur trois travaillera de manière structurelle depuis son domicile. Pour une majorité, il s’agira de 1 à 2 jours de télétravail par semaine. La fréquence hebdomadaire du télétravail augmente légèrement par rapport à la période avant la crise.

"Le télétravail structurel demande l’adoption d’une politique formelle et écrite."
Hugues Thibaut
SD Worx

La possibilité de recourir au télétravail réside principalement dans la nature du travail. Pour un ouvrier par exemple, il sera toujours plus difficile de faire du télétravail. Mais il n’y a pas que cela. Il faut aussi un cadre réglementaire adéquat. "Le télétravail structurel demande l’adoption d’une politique formelle et écrite, avec entre autres une indication claire sur la fréquence du recours au télétravail", précise Hugues Thibaut, de SD Worx. Or, près de sept employeurs sur dix n’ont pas encore élaboré de politique formelle et écrite en la matière.

Olivier de Wasseige pointe pour sa part la nécessité de mettre en place une infrastructure IT adaptée, un management reposant sur des objectifs et une nécessaire confiance à l’égard de la culture d’entreprise. "Une fois ces balises mises en place, le bien-être et l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée sont les principales raisons pour lesquelles les employeurs mettent en place le télétravail."

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés