Les facultés de médecine recevront 3 millions en plus

En Flandre, les étudiants doivent déjà passer un test d'aptitude avant de démarrer des études en médecine. ©Photo News

Afin de faire face à la forte hausse (+25% en moyenne) du nombre d'étudiants en médecine, dentisterie et médecine vétérinaire, la Communauté française va allouer une aide d'urgence aux universités.

Trois millions d'euros, c'est le montant que le ministre de l'enseignement supérieur en Communauté frabnçaise a promis aux recteurs des universités afin de les aider à faire face à l'afflux d'étudiants en médecine, dentisterie et médecine vétérinaire.

Jean-Claude Marcourt (PS) a tenu une réunion avec les recteurs des universités francophones afin de faire le point sur les problèmes rencontrés dans ces filières. Outre l'aide financière qui sera apportée en 2011, le ministre et les recteurs ont réfléchi à une solution plus durable offrant une réelle alternative aux mesures précédentes de limitation d’accès.

En attendant, une aide d’au moins 3 millions d'euros en 2011 permettra l’engagement d’assistants et de personnels supplémentaires (entre 50 et 60 temps plein) dans les facultés concernées.

Lors de cette rentrée universitaire, l’ULB a connu une hausse de 25% de ses inscriptions en médecine, à l’UCL on parle de 23% d'augmentation,et à l’ULg 25%. Afin de pouvoir accueillir tout les étudiants, les universités avaient déjà prévu des dispositifs d'urgence: cours via podcasting à l'ULg, dédoublement des cours à l'UCL.

Cette augmentation significative fait suite à l’annonce de la prolongation de la mise entre parenthèse de l’épreuve d’orientation en fin de 1er bachelier."Cette mesure n'a néanmoins pas encore été voté epar le parlement, alors que la rentrée académique a déjà eu lieu", remarque le sénateur de Communauté Jacques Brotchi (MR).  Il compte interpeller le ministre cet après-mid au Parlement de la Communauté française.

A ses yeux, la seule solution au problème consisterait à instaurer un examen d'entrée pour ces filières. "Cet examen ne pénaliserait pas l'intelligence, il la récompenserait. Il pénaliserait l'incompétence ou l'insuffisance de formation qui pourrait, elle, être compensée par une année de mise à niveau. Les qualités humaines et l’intelligence n'ont rien à voir avec le milieu social dont on est issu. Si on n'est pas altruiste, généreux, soucieux de soulager la souffrance, il faut faire un autre métier", explique-t-il.

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