Les tracteurs pourront circuler sur la N25

©Belga

Les engins pourront continuer de circuler au-delà de 2020.

La ministre wallonne chargée de la Sécurité routière, Valérie De Bue (MR), a décidé de casser l’arrêté de son prédécesseur Carlo Di Antonio prévoyant l’interdiction à partir de janvier prochain des convois agricoles et autres véhicules lents sur la nationale 25. Les tracteurs pourront donc continuer à circuler sur cet axe en 2020, rapportent ce lundi Le Soir et les journaux Sudpresse. La nationale 25 va de Louvain, dans le Brabant flamand, à Nivelles, dans le Brabant wallon. "La décision du ministre Di Antonio avait été prise sans concertation", explique Mme De Bue dans les pages des quotidiens. Cette affirmation avait déjà été démentie il y a des mois par le principal intéressé, qui avait évoqué "14 réunions en deux ans", et l’appui d'"une étude de mobilité" aux "conclusions très claires".

"La décision du ministre Di Antonio avait été prise sans concertation."

"Les bourgmestres des zones traversées y étaient opposés, selon Valérie De Bue, de même que la Province et les fédérations politiques locales, tous partis confondus. C’est au nom de la sécurité routière que je casse son arrêté parce que ces tracteurs puissants risquent de traverser les villages avoisinants, dont les infrastructures ne sont pas adaptées. On risque d’y importer les risques dont on veut débarrasser la N25".

La ministre De Bue précise quand même que sa décision va s’accompagner d’actions de sécurisation de la N25, en collaboration avec la Fédération wallonne de l’agriculture et les forces de police. Le mélange, dans la circulation, de voitures rapides et de tracteurs lents comporte en effet en lui-même un certain risque.

Sur les ondes de Bel RTL, ce lundi matin, la ministre libérale précise qu’il s’agira de mieux signaler la présence de tracteurs, de renforcer les contrôles policiers sur la N25, et d’y installer deux nouveaux radars tronçons. Un "plan de délestage" a été demandé, avec des itinéraires alternatifs que "les agriculteurs se sont engagés à emprunter, si possible", explique la ministre.

En août, la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) avait introduit un recours devant le Conseil d’État contre l’arrêté wallon de Di Antonio. Elle s’est réjouie ce lundi de la décision de Valérie De Bue. 

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect