Oupeye dédommagé après la fermeture d'Arcelor

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Il est prévu que la commune d’Oupeye reçoive un prêt de 12 millions d'euros. Le but est de combler le manque à gagner pour la commune à la suite de la fermeture d'Arcelor.

La commune d'Oupeye va recevoir un prêt exceptionnel de 12 millions d'euros de la part du CRAC (centre régional d'aide aux communes) pour combler le manque à gagner provoqué par la fermeture des installations d'ArcelorMittal et d'Holcim sur son territoire.

Cette aide a été votée jeudi lors du conseil communal, majorité contre opposition. Le prêt accordé par le CRAC n'est pas une mise sous tutelle, mais une proposition avantageuse - la commune ne remboursera que 4 millions d'euros sur les 12 prêtés - qui doit l'aider à sortir la tête de l'eau d'ici 2019.

La fermeture de la phase à chaud d'ArcelorMittal représente une perte annuelle de 4 millions d'euros de taxes, sur un budget de 30 millions. À cela s'ajoute la fin de la cimenterie Holcim qui engendrait de revenus fiscaux annuels de 200.000 à 300.000 euros.

La commune dispose d'une réserve de 8 millions d'euros. "Cela nous aurait permis de tenir bon an mal an pendant 4 ans, mais la situation aurait été catastrophique ensuite. C'est pour cela que nous avons accepté ce prêt", affirme Serge Fillot, bourgmestre faisant fonction (PS).

Parallèlement, Oupeye va diminuer son train de vie. "Au niveau des investissements extraordinaires, on ne fera plus que des routes, des trottoirs et des égouts", résume-t-il. "On va continuer à travailler sur le désendettement en n'empruntant plus, on paiera tout en cash".

Les départs à la retraite ne seront plus systématiquement remplacés (une vingtaine de postes sont concernés). Le rendement énergétique des bâtiments sera amplifié, le parc automobile rationnalisé, etc.

"Le paradoxe oupeyen est que nous avons beaucoup d'espaces réservés aux entreprises sur le territoire : l'extension des Hauts-Sarts, le Trilogiport, le site de Chertal. Mais même si de nouvelles entreprises arrivent, ça ne sera pas synonyme de rentrées fiscales importantes car, avec le plan Marshall, les sociétés sont exonérées de nombreuses taxes", conclut Serge Fillot.

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